Après quoi court Valenciennes ?
Publié le dimanche 14 mars 2010 à 06h00
Désabusés après la défaite à Auxerre, les Valenciennois semblent avoir tiré un trait sur leurs rêves européens. Deux mois avant les vacances, où puisent-ils leur motivation ? Éléments de réponse avant la réception de Rennes, cet après-midi.
KARIN SCHERHAG > Correspondante
Chaque saison depuis son retour en L1, en 2006, le VAFC court après son maintien. Avec plus ou moins de brio, le club est parvenu à grappiller quelques places pour finir successivement 17e, 13e et, presque miraculeusement 12e, l'an dernier, après des débuts chaotiques. Alors chaque saison, c'est le même scénario, la même ritournelle : les Valenciennois se la jouent modeste. « On veut se maintenir le plus rapidement possible. Après, on verra ». Sauf qu'en fait, on ne voit jamais rien ; VA se sauve in extremis et une nouvelle saison redémarre, dans la juste continuité de la précédente. Pas cette fois ! Non, les Nordistes ont surpris tout le monde, à commencer par eux. Touchés par la grâce cet automne, ils ont tutoyé les sommets et distancé leurs poursuivants. Résultat, le maintien assuré en un temps record et de doux rêves européens pour s'endormir... Avant d'être rattrapés, au réveil, par la dure réalité. Battus à Auxerre samedi dernier (1-0), au terme d'un match bien fade, ils semblent hors-jeu dans la course à l'Europe (8e, 41 points). « Pour moi, la 6e place est inaccessible. Ce sont de gros morceaux devant, avec d'autres armes. Il faut être réaliste, confirme Nicolas Penneteau. Si nous pouvons être juste derrière ces équipes-là, ce sera une belle satisfaction ». Mais sera-ce un moteur suffisant ? Désormais, après quoi courent les Valenciennois ? Sans enjeu de taille et à deux mois des vacances, comment se motivent-ils ? « Quand on est sportif de haut niveau, on essaie toujours d'aller le plus haut possible. Nous devons nous dire qu'en dessous de la 8e place, c'est notre zone de relégation (sourire). Finir 9e ou 10e serait une déception. Mais nos adversaires ne seront pas d'accord », ajoute le portier. Alors pour lui, pas de relâchement possible. « Se reposer sur nos lauriers n'est pas dans notre mentalité. Certains ont-ils déjà la tête au mercato ? Non, il est trop tôt. Et personne n'a intérêt à faire une fin de saison poussive car aucun club n'a envie d'acheter un joueur qui se laisse aller deux mois avant la fin. Au contraire, nous devons jouer plus libérés, sans oublier certains paramètres, notamment défensifs. De ce côté-là, ça va d'ailleurs de mieux en mieux ».
VA n'a en effet encaissé que deux buts lors des quatre derniers matches. Mais son attaque, si flamboyante il y a quelques mois, est un peu pâlichonne depuis l'hiver. On attendait des Valenciennois sans complexe et sans peur après la réussite de leur mission maintien, on les retrouve un peu timorés. Heureusement, il leur reste des morceaux de choix pour se refaire les dents : Montpellier, Bordeaux, Lille, Monaco... Et, pour se mettre en appétit dès cet après-midi, rien de tel que Rennes (10e, 40 points) qui s'est fixé comme priorité de « finir devant Valenciennes », a déclaré Antonetti. Ça promet.w



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...