Lens part à la pêche à l'efficacité...
Publié le samedi 13 mars 2010 à 06h00
Pour s'alléger de la pression du maintien, les Lensois doivent se montrer plus efficaces offensivement, et se débarrasser des scories défensives qui nuisent à leur rendement comptable depuis deux rencontres. Lorient, en regain de forme, permettra d'en juger.
ARNAUD PAPIN > arnaud.papin@nordeclair.fr
Lorient n'a pas à se plaindre de ses voyages dans l'Artois cette saison, avec un nul en L1 (1-1), et une qualification en coupe de la Ligue (1-2). Les Lensois, eux, s'appuient davantage sur leur succès décroché, la saison dernière dans le Morbihan, en coupe de la Ligue (0-3). Une autre époque : celle où une formation de L2 défiait une cylindrée de L1. Aujourd'hui, un promu (15e, 34 points), toujours pas assuré de son maintien, rend visite à des Merlus (9e, 40 points) en regain de forme (succès contre Sochaux, 1-0, nul à Marseille, 1-1). « Lorient est efficace avec un collectif bien huilé. Gameiro ou Vahirua symbolisent ce talent (lire notre précédente édition). On pourrait ajouter Audard, qui fait aussi la différence dans sa cage, détaille Jean-Guy Wallemme, avec une reprise plus tardive en janvier, et ils ont été moins biens pendant un mois. Mais ils reviennent bien, et ils ont du jus ».
Et les Lensois, eux, n'ont-ils pas trop perdu d'énergie dans leurs deux dernières rencontres (à Toulouse 1-0, contre Paris 1-1) où ils n'ont récolté qu'un point ? Leur entraîneur affirme ne pas avoir senti d'abattement dans la semaine, et ne s'épanche pas sur quatre points égarés qui auraient tout de même enlevé un peu pression sur son groupe.
Pour contrer la vitesse du jeu au sol lorientais, les Lensois devront s'appuyer sur leur bonne maîtrise d'ensemble, en y ajoutant du réalisme dans les deux surfaces. Aux attaquants de se montrer plus tranchants, et au bloc équipe de ne pas reculer sous la menace, sous peine de concéder des buts évitables comme celui encaissé dans le temps additionnel contre Paris. On pourrait y ajouter l'esprit revanchard de Nenad Kovacevic qui assume sa responsabilité sur l'égalisation parisienne (il avait provoqué la faute qui avait amené un dernier coup franc) : « A la 93e minute, il fallait dégager. J'ai une grande expérience, je n'ai pas vingt ans. Je n'avais pas le droit de commettre ce type d'erreur ». Le RCL avait connu pareil scénario contre Lille et Rennes en début de saison. « Nous commettons les mêmes erreurs qu'en début de championnat, poursuit le milieu serbe, mais avec 13 points d'avance sur le 18e, les incidences sont moindres ». Avec de l'efficacité, le RCL finirait par ne plus regarder derrière lui.w






