Lens, ou l'art de se compliquer l'existence
Publié le lundi 08 mars 2010 à 06h00
Pour Sébastien Roudet, le RCL est en progression dans le jeu. Mais il se désespère que cela ne se traduise pas en points. Photo L.M.
Les Lensois n'ont récolté qu'un maigre petit point sur leurs deux dernières sorties. Si cela est un bien maigre bilan au regard du jeu déployé, les « Sang et Or », à l'image de Sébastien Roudet, sont conscients de leurs lacunes.
ARNAUD PAPIN > arnaud.papin@nordeclair.fr
Et voilà les Lensois aujourd'hui avec 34 points. Rien que sur les deux dernières rencontres, avec un revers à Toulouse en offrant un but gag (1-0), et un nul concédé dans les ultimes secondes face au PSG (1-1), les Artésiens ont laissé filer la bagatelle de trois points. Pour un club dont l'objectif primordial demeure le maintien, il s'agit là d'un beau gâchis. Quant à s'établir durablement en milieu de tableau, Lens verra ça plus tard...
Bien évidemment, la situation peut rapidement évoluer, avec des échéances contre Sochaux, Saint-Etienne et Nancy dans les semaines à venir. Mais après 27 journées, le RCL reste un promu qui n'a pas fini de batailler pour éviter de reprendre le chemin du purgatoire.
« Avec trois unités de plus, je ne vais pas dire que l'avenir en L1 aurait été acquis... mais presque », confirme Sébastien Roudet. Le but du milieu de terrain artésien n'a donc pas permis aux Artésiens de renvoyer le PSG, un adversaire direct, à ses vieux démons. « C'est vraiment dommage d'avoir fourni autant d'efforts pour perdre deux points, poursuit-il. En plus, nous nous sommes procurés beaucoup d'occasions mais nous n'avons pas su les mettre au fond. Certes, se créer des opportunités, c'est de bon augure, mais à un moment donné, il faut savoir enfoncer le clou ». Et dans ce domaine, il reste du travail à Jean-Guy Wallemme.
« Nos fantômes ont disparu »
« Il va encore falloir grappiller des points à l'extérieur et aligner des performances à domicile, car ce n'est pas avec des défaites à l'extérieur, et des nuls à domicile que nous avancerons », note Sébastien Roudet. Lui enrage de ne pas enfin creuser un écart définitif avec les poursuivants : « On ne profite jamais des résultats de nos concurrents directs. Ils perdent des points, on en perd aussi. On gagne, ils gagnent...
Et tout le monde reste en course ». Le milieu axial artésien n'hésite pas à donner dans l'autocritique : « On a l'impression qu'à chaque fois, on tend la joue pour se prendre une claque. Dans ces conditions, on ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes ».
Mais il n'est pas question d'autoflagellation, ou d'établir une comparaison entre ce ralentissement et la grande dépression de l'automne dernier. À l'époque, Lens avait enchaîné cinq défaites d'affilée à l'issue desquelles le club nordiste avait plongé au classement jusqu'au 19e rang : « Nos fantômes ont disparu car nous jouons plus au ballon et les automatismes se sont créés. Quant à la descente en Ligue 2 de 2008, je crois que chacun est passé au-dessus ».
Il reste la déception de ne pas avoir offert aux supporters une petite revanche sur le PSG, suite à l'affaire de la banderole. « Mais qui sait, il y aura peut-être une autre petite occasion de la prendre d'ici la fin de la saison, relève Gervais Martel. On verra ça en fonction de ce que l'avenir nous réserve ». Le président lensois pense là à la coupe de France (le Racing affrontera Saint-Etienne en quarts de finale, à domicile, le 24 mars). Mais ça, c'est une autre histoire.w





