Le quadrillage lensois a fini par céder
Publié le dimanche 07 mars 2010 à 06h00
Comme face à Lille et Rennes, les Lensois, dominateurs, ont laissé échapper la victoire dans les arrêts de jeu. Le PSG a démontré qu'il possédait encore des ressources.
ARNAUD PAPIN > arnaud.papin@nordeclair.fr
Il faut toujours se méfier d'une bête blessée. Antoine Kombouaré, le technicien parisien, savourait forcément le scénario d'une rencontre où beaucoup prédisaient à son équipe une chute vers le bas de tableau : « À tous ceux qui pensaient que nous étions à la rue, voire morts, nous avons montré du caractère. Il fallait un gros mental pour arracher ce point mérité. Nous avons vécu une semaine très difficile. Le groupe a montré qu'il n'avait pas envie de se faire marcher dessus. C'est la récompense d'une équipe qui refuse la défaite ».
Côté lensois, il n'était question que de frustration. La ville avait été quadrillée toute la journée par les forces de l'ordre (lire en pages Région). Aucun supporter parisien n'avait pu approcher de Bollaert. Mais il n'y avait pas de garde mobile pour empêcher Sessegnon d'égaliser tout au bout du temps additionnel. « Après tant d'efforts, et après avoir affiché une qualité de jeu intéressante, prendre ce but comme cela, sur une erreur défensive, ça fait mal », pestait Jean-Guy Wallemme. Le technicien artésien regrettait encore ce manque de réalisme, « comme à Toulouse (1-0) », qui a empêché le RCL de concrétiser sa domination des trente premières minutes. Généreux dans l'effort, les Lensois avaient perdu beaucoup d'énergie, mais le but de Roudet (1-0, 68e) devait leur permettre d'engranger une cinquième victoire de rang à domicile (toutes compétitions confondues). Au lieu de cela, ils ont concédé leur quatrième match nul à Bollaert en L1.
Dominer... sans concrétiser
« Quand on a le bonheur de mener à quelques secondes de la fin... ». Jean-Guy Wallemme ne terminait pas sa phrase. On revoyait alors Boukari et Bedimo qui, à force de conserver le ballon sans savoir quoi en faire, le perdent, et lancent le contre parisien. « Derrière il y a de l'expérience et il faut savoir faire les bons choix pour qu'il n'y ait pas coup franc », remarquait l'entraîneur artésien. La parade de Runje n'a pas sauvé les trois points de la victoire, Sessegon avait bien suivi après la belle frappe enroulée de Sankharé (1-1, 90e+4).
Cette succession d'erreurs annihilait les bonnes dispsoitions lensoises. « Ce sont des éléments intéressants quand il y a une efficacité au bout , analysait Jean-Guy Wallemme, elle n'a été là qu'en partie, nous n'avons marqué qu'une fois, et cela n'a pas été suffisant. Il fallait être réaliste offensivement mais également défensivement. En ce moment, on paie cher la moindre erreur ».
Paris aussi pensait bien être poursuivi par le mauvais sort. Erding aurait pu bénéficier d'un penalty avant de toucher le montant. Ensuite, Hoarau et Jallet dévient la frappe de Roudet sur l'ouverture du score. « Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, soupirait Antoine Kombouaré, mais nous avons enfin montré que nous étions capables de revenir au score ».
Une mauvaise opération
Les Nordistes, eux, ont prouvé qu'ils étaient toujours capables d'encaisser un but dans les arrêts de jeu, comme face à Lille (1-1) et Rennes (2-2).
« Un match dure 95 minutes », rappelait Jean-Guy Wallemme. « À nous d'en tirer les bonnes conclusions », poursuivait Gervais Martel. Le président lensois replaçait la mauvaise opération de la soirée dans le contexte du classement : « On prend un seul point sur les deux derniers matches alors qu'on avait en face de nous des adversaires à notre portée ». Lens avait peut-être pris un point supplémentaire dans l'optique du maintien, « mais en a aussi perdu deux pour avancer plus haut au classement », concluait Gervais Martel. C'est à Lorient, la semaine prochaine, que le RCL essayera d'équilibrer ses comptes.w






