Le doux parfum de l'Europe se prolonge
Publié le dimanche 08 novembre 2009 à 06h00
Battu dans les arrêts de jeu à Gênes jeudi, Lille accueille aujourd'hui Bordeaux, champion en titre, leader actuel et qualifié cette semaine pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Une opposition européenne qui peut servir de référence aux Nordistes.
SÉBASTIEN NOÉ > sebastien.noe@nordeclair.fr
Genoa, c'est oublié. Furieux contre l'arbitrage, et un peu contre eux-mêmes, jeudi soir, les Lillois ont pourtant vite digéré la défaite à Gênes (3-2). Adil Rami, qui avait sèchement critiqué les référés, en témoigne : « Je me suis calmé. On a montré des belles choses et de moins bonnes et ce n'est pas la peine de se reposer sur ces décisions. C'est du passé, maintenant, on pense à Bordeaux ». Le nul de Valence à Prague (2-2) permettant en plus à Lille d'avoir son destin en main (une victoire lors des deux derniers matches suffira pour se qualifier en seizième), la pilule a été plus facile à avaler. « Il y avait la place pour se qualifier dès jeudi mais je retiens l'aspect positif de notre performance, lance Rudi Garcia. On a réussi à revenir au score dans un contexte difficile. C'est positif pour l'avenir ».
Un exploit contre Bordeaux. L'entraîneur lillois a posé les bases de la réception du champion en titre cet après-midi : « Si on gagne, c'est un exploit. Meilleure défense, deuxième attaque, champion en titre et leader actuel du classement », avance Rudi Garcia. Une manière d'ouvrir le parapluie ? Pas forcément, car le technicien croit en son équipe qui monte, tant bien que mal, en puissance ces dernières semaines : « Je reste persuadé qu'on est capable de battre n'importe quelle équipe mais il faudra une grande performance ». Adil Rami lui est optimiste : « C'est le genre de match qui peut nous servir de référence », assure le défenseur.
La fraîcheur en plus ? Si Rudi Gacia devra encore composer avec les absences en défense, il aura à sa disposition des joueurs frais dans les autres secteurs. Mavuba et Hazard ont été laissés au repos cette semaine alors que Cabaye, Gervinho et Frau étaient sur le banc jeudi.
« On verra dimanche si c'était une bonne tactique, Si on parvient à répondre physiquement à Bordeaux, c'est que l'idée aura été bonne. » , lance l'entraîneur lillois avant de tacler gentiment les Girondins : « Ils ont joué 48 heures avant nous. Pour une fois, ils ne pourront pas se plaindre du calendrier ».
Gervinho-Frau en force. Si sa défense grince en ce moment, Lille peut s'appuyer actuellement sur le duo Frau-Gervinho, meilleurs marqueurs du club (5 et 3 buts) et qui semblent de plus en plus à l'aise avec Eden Hazard dans le trio offensif lillois. Titulaires en championnat ou remplaçants en Europe, ils restent décisifs : « Ce sont deux histoires différentes, confie Rudi Garcia. Frau, on l'a déjà dit, a montré qu'il était présent dès qu'on a fait appel à lui. Gervinho a dû s'adapter mais il monte en puissance ».
L'Ivoirien, meilleur joueur de Ligue 1 en terme de dribbles réussis, se découvre en plus une vocation de buteur actuellement : « C'est vrai qu'au Mans, j'étais plus passeur, lance-t-il. Je n'ai pas d'objectif précis mais je suis en train de trouver les petits détails qui me manquaient. Et mes coéquipiers savent bien où me trouver ». Avec Hazard, le trio aura la charge de déstabiliser la défense très hermétique de Bordeaux : « On a des profils communs et on bouge beaucoup, ça nous facilite la tâche, poursuit Gervinho. C'est vrai que l'adversaire est solide mais on a besoin de points et on ne va pas se laisser impressionner » w





