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FOOTBALL LIGUE 2/RC Lens

L'accession ne chamboule rien

Les Lensois ont procédé hier à un décrassage sous les applaudissements d'une centaine de supporters. Ph. L.M. Les Lensois ont procédé hier à un décrassage sous les applaudissements d'une centaine de supporters. Ph. L.M.

Le retour en L1 à peine officialisé, les dirigeants lensois se penchent sur la saison prochaine, en misant sur la continuité. Ils attendent aussi une grande fête contre Boulogne, vendredi, et défendront leur bilan financier en juin.



ARNAUD PAPIN > arnaud.papin@nordeclair.fr
Voilà un an jour pour jour, le 17 mai 2008, Lens quittait la L1 après un dernier nul face à Bordeaux (2-2). Facétie du calendrier, c'est après une défaite à Brest, vendredi soir (3-1), que les « Sang et Or » ont retrouvé leur place parmi l'élite. « L'anniversaire » de la relégation ne sera donc pas un jour sombre, plutôt l'occasion de constater le chemin parcouru. « Cela n'a pas été facile. On s'est retrouvé dans le coma le 17 mai 2008. Nous avons travaillé dès le 19 mai. Il fallait bien une journée pour digérer, se remémore Gervais Martel, nous sommes restés cohérents face à une affaire qui n'était pas gagnée d'avance. Nous n'y étions pas préparés ».
Au RCL, on ne parle pas d'exploit, simplement de devoir accompli dans un contexte plus ardu qu'attendu. « Nous avons découvert cette L2 avec beaucoup d'humilité, poursuit le président lensois, cette saison fera partie de l'historique du club. Sincèrement, je pensais au départ que la montée se jouerait lors de la dernière journée. C'était un championnat vraiment très compliqué. La cuvée est exceptionnelle, comme le prouvent les parcours de Guingamp et de Vannes dans les coupes nationales, et le suspense pour la montée ou le maintien ».


Les Brestois avaient justement réalisé une bonne opération, vendredi soir, pour assurer leur survie. La défaite, et surtout la manière en première période, avaient déplu au staff artésien. Ils annonçaient déjà qu'ils s'imposeraient contre Boulogne, vendredi dans le derby. D'abord pour ne fausser le championnat, « Il faudra un grand Boulogne pour nous battre », assure Gervais Martel. Et ce dernier espère bien récompenser la fidélité des supporters : « Il est facile de supporter un club en haut de la vague. Cela l'est moins dans la difficulté. Le public a été à nos côtés de la première à la dernière marche, présent partout pour nous encourager. Ce qui s'est passé cette saison restera dans les annales, dans les grands moments vécus par le club. Je tire mon chapeau à ces gens qui ont été fabuleux ».
Les fans du RCL, une centaine, étaient encore présents hier matin, pour assister à un court décrassage, saluant sans excès l'accession (lire en page 8).
« C'est une défaite bizarre, avec du bonheur. Cela n'arrive pas si souvent », remarque Éric Chelle. Le capitaine « sang et or » différencie cette accession de celle qu'il avait connue avec Valenciennes : « C'est la même joie, mais le contexte diffère : avec VA, nous n'étions pas attendus. Là, c'était vital pour Lens ». « On va rendre heureux pas mal de gens, notamment des salariés du club qui avaient leur avenir mis à mal », ajoute l'entraîneur, Jean-Guy Wallemme.
L'avenir, c'est une ouverture de capital toujours à l'étude. Dans cette optique, évoluer en L1 pourrait être plus séduisant pour d'éventuels investisseurs que de végéter à l'échelon inférieur. Outre la poursuite de la collaboration avec l'encadrement technique actuel (lire ci-dessous), le RCL va également relancer le projet « fondamental » (Martel) de l'extension du stade Bollaert, et sera reçu, mardi, à la FFF, pour présenter son projet dans le cadre de la candidature française à l'Euro 2016.

Le 14e budget de L1
Enfin, les comptes du club seront examinés le 4 juin par la DNCG. « Comme d'habitude, nous ferons face. Nous équilibrerons notre bilan avec les achats et les ventes de joueurs », assure Gervais Martel, qui n'a pas démenti le chiffre de 8 millions d'euros à trouver d'ici là.
D'ailleurs, le budget, l'an prochain, devrait être le 14e ou le 15e de L1 (aux alentours de 30 millions d'euros, contre 25 cette saison).
« L'objectif sera d'assurer un bon maintien, affirme Éric Chelle, il va falloir être au niveau ». À Lens, les excès d'optimisme ne figurent pas dans les projets d'avenir.


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