Cyclisme

Cavendish chute, Greipel en profite...

Publié le 05/07/2012 à 00h00

Une chute dans les cinquante premières positions du peloton, à moins de trois kilomètres de l'arrivée, a privé Mark Cavendish de l'emballage final au terme de la 4e étape du Tour de France, hier à Rouen, laissant son grand rival, Andre Greipel, s'imposer logiquement pour redonner ses lettres de noblesse au sprint allemand.

Cavendish chute, Greipel en profite...
Une chute dans les cinquante premières positions du peloton, à moins de trois kilomètres de l'arrivée, a privé Mark Cavendish de l'emballage final au terme de la 4e étape du Tour de France, hier à Rouen, laissant son grand rival, Andre Greipel, s'imposer logiquement pour redonner ses lettres de noblesse au sprint allemand.



Assis sur la chaussée des faubourgs de Rouen, Cavendish a vu s'éloigner l'avant-garde du peloton lancé à pleine vitesse. Derrière le champion du monde britannique, l'empilage des coureurs a retardé le gros de la troupe sans provoquer pour autant de panique. La règle de la neutralisation des temps dans ce type d'incident, élargie aux trois derniers kilomètres, a diminué l'énervement collectif. Fabian Cancellara, maillot jaune pour la 26e fois, a ainsi rallié l'arrivée tranquillement... comme les candidats au podium final.
Greipel, dont l'équipe Lotto dictait l'allure dans le final, a été emmené en carrosse jusqu'aux 200 derniers mètres. L'Allemand, qui a intégré l'équipe Lotto au début de la saison 2011, a obtenu d'avoir un « train » (Sieberg, Roelandts, Henderson) pour lui emmener les sprints.


« Ce sont les meilleurs du monde », a déclaré le lauréat du jour dans l'euphorie du succès.

Petacchi trop court
Hier, sur les rives de la Seine. Greipel, lancé aux 200 mètres, n'a rien cédé à l'Italien Alessandro Petacchi et à ses jambes de 38 ans, distancés d'une longueur sur la ligne. Le vainqueur, qui possède l'assurance des sprinters confiants en leurs moyens, a donné rendez-vous pour les prochaine étapes : « J'espère que Cavendish n'est pas blessé et que l'on pourra se retrouver à la lutte ».
Les retrouvailles sont attendues dès aujourd'hui à Saint-Quentin.
Les chutes sont-elles inévitables en début de Tour ? Depuis plusieurs années, la première semaine du Tour est rythmée par les chutes. Routes étroites ou larges, chaussée humide ou non, les éléments extérieurs jouent peu par rapport à la tension de la course et la volonté des prétendants aux honneurs (victoire d'étape ou classement général) de se placer dans le haut du peloton.
Le porteur du maillot jaune, le Suisse Fabian Cancellara, n'a pu que constater : « Dans les 40 derniers kilomètres, on roulait constamment à 60km/h, on traverse des villes, avec énormément de ronds-points, de spectateurs et tout le monde lutte pour trouver la bonne position ».
À propos de l'approche du sprint, le Suisse a avancé une explication : « Il n'y a pas de train cette année comme en avaient Cipollini ou Cavendish. Hondo travaille pour Petacchi, Eisel pour Cavendish, il y a les coureurs d'Argos et de Lotto. La lutte est plus âpre et il suffit que deux coureurs se touchent... ».
L'échappée du jour est-elle condamnée ? Cyrille Guimard a souligné la répétition du scénario immuable des premières étapes dans la plaine.
L'échappée, lancée dès les premiers kilomètres, bénéficie d'une « latitude limitée » à une poignée de minutes de la part des équipes de sprinters intéressées par la victoire d'étape.
« Puis le peloton se met à rouler à la même vitesse que les échappés qui, eux, ne se donnent pas à fond », a relevé l'ancien directeur sportif. « Ça explique la moyenne horaire ».

« Une échappée pour la télé »
Entre Abbeville et Rouen, un parcours de 214,5km sans grosse difficulté, la course a progressé à la vitesse de 38km/h sur les quatre premières heures. Pour le bonheur des blessés ou des malades présents dans le peloton (Voeckler, Feillu, Kittel, Martin, Sanchez).
Le trio d'attaquants (Arashiro, Delaplace, Moncoutié) représentant trois équipes françaises, « une échappée pour la télé » selon la remarque acerbe de Guimard, a accéléré quand le vent a soufflé de trois-quarts arrière. Mais elle a été reprise à 8km de l'arrivée à Rouen, bien avant que le peloton ne se disloque.w

Nord Éclair