Le basket revient à la mode en France
Publié le dimanche 25 décembre 2011 à 06h00
Le basket français a été gâté : Tony Parker et les Bleus lui ont redonné ses lettres de noblesse. Vivement les JO de Londres.
La médaille d'argent des Bleus à l'Euro 2011, la génération de Tony Parker fidèle au rendez-vous. Tout cela combiné au lock-out en NBA, a offert au basket français un superbe été indien avec les piges de ses vedettes dans le championnat national, la grosse balle orange a retrouvé la lumière après des années de grisaille.
À l'origine de ce retour de flamme, le formidable parcours de l'équipe de France au Championnat d'Europe en Lituanie où, pendant trois semaines, de Siauliai à Kaunas en passant par Vilnius, les Bleus ont, hormis l'Espagne, battu tout ce qui compte en Europe. Ils ont enfin maté la Grèce, leur éternel bourreau, concassé la Russie, qui les avait privés des Jeux de Pékin, malaxé l'Italie, qui leur avait barré la route des Jeux d'Athènes, et refroidi la Lituanie, chez elle. Ils ont dominé les quintuples champions d'Europe avant de buter sur le tenant du titre, seule équipe à les avoir battus cette année, au terme d'une vraie belle finale, vue par trois millions de téléspectateurs en France, un record pour le basket depuis le titre européen de Limoges en 1993. À défaut d'une première médaille d'or, ils ont marqué les esprits. Mieux ! Ils sont repartis avec ce dont ils rêvaient depuis toujours : une qualification pour les jeux Olympiques.
« Maintenant, enchaîner »
« Cela faisait dix ans que j'attendais ça », rappelle Tony Parker, meilleur marqueur de l'Euro (22,1 points) et leader exemplaire d'une génération dont on attendait monts et merveilles depuis son titre de champion d'Europe juniors en 2000, mais qui est d'abord allé de psychodrames en désillusions. « On a eu du mal à construire cette équipe. Ca a pris onze ans. Ceux de Sydney en avaient mis huit après leur titre de champion d'Europe juniors en 1992. A deux-trois ans près, on va pas faire la tête non plus. Maintenant, le plus important c'est d'enchaîner », explique Jean-Pierre De Vincenzi, sélectionneur des Bleus en 2000 et directeur général de la Fédération aujourd'hui.Enchaîner, le grand défi de demain. Malgré le retour des héros en NBA, la Ligue nationale veut continuer à faire vivre un championnat qui a repris des couleurs. La sélection, elle, mise sur un résultat à Londres pour continuer à s'incruster dans les journaux télévisés et à la une des quotidiens. Selon la maxime qu'il est « presque plus facile de faire une médaille aux Jeux que d'y aller », les Bleus ont les moyens de jouer le podium dans ce tournoi olympique ultra select et réservé à douze équipes seulement. Hormis les Etats-Unis et l'Espagne, la France n'a rien à envier à personne avec des cadres comme Parker, Noah, Batum, Diaw, Gelabale ou De Colo et, en réserve, des joueurs majeurs comme Turiaf, Mahinmi, Beaubois, Mickaël Pietrus, Diot et Bokolo qui n'étaient même pas à l'Euro du renouveau.
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