N'Diaye : « Ce n'est pas un échec ! »
Publié le samedi 22 mai 2010 à 06h00
Abdou N'Diaye confie: «Je n'ai jamais été aussi flexible que cette saison». Des changements sont donc à prévoirla saison prochaine!
Absente pour la première fois depuis trois saisons du top 4, l'ESBVA parvient tout de même à arracher une qualification européenne. Abdou N'Diaye ne veut pas noircir le tableau. Bien au contraire...
FRANCK SEGUIN > franck.seguin@nordeclair.fr
Abdou, pour la première fois depuis trois saisons, votre équipe ne disputera pas l'Euroligue : est-ce un échec pour vous ?
>> Je n'ai jamais dit qu'on devait être dans les quatre premiers. Mais la mayonnaise a pris rapidement et on était troisième à la trêve.
Puis il y a eu des bêtises et quelques défaites car tout le monde n'était pas sur le même tempo. Cette sixième place, avec une qualification européenne, est une bonne chose. Les résultats ont été durs cette saison avec l'Euroligue et la Ligue Féminine. Ce n'est pas un échec de finir à cette sixième place. Pour la septième année de suite, on va faire une coupe d'Europe.
Humainement, la saison a-t-elle été difficile ?
>> Il y a des valeurs morales sur lesquelles je ne peux pas transiger, comme quand une joueuse joue seulement quand elle le veut. Il y a eu des problèmes de relations. On a essayé de faire en sorte que tout se passe bien jusqu'à la fin de saison. Et j'ai finalement tranché. On n'a pas souhaité continuer avec des joueuses comme Anderson et Comfort après ce qu'elles nous ont montré sur le plan moral. On ne pouvait pas non plus, d'un point de vue économique, faire une cassure dans la saison. On a bien géré l'affaire avec le président. Je regrette cette cassure sur le plan humain mais on ne pouvait pas le prévoir. La cohésion doit aller de paire avec la partie technique.
Finalement, au niveau de l'expérience, cette saison a été bénéfique pour votre groupe, l'un des plus jeunes de la Ligue Féminine...
>> N'oublions pas que l'équipe n'était pas équilibrée en début de saison avec quatre joueuses expérimentées et quatre autres qui n'avaient jamais eu autant de temps de jeu et de responsabilités. On a gardé trois des quatre jeunes. C'était un apprentissage pour ces filles. Tout n'a pas été négatif.. Avec cette équipe déséquilibrée, on a fait de très bons matches. On a montré du caractère au niveau offensif, en terminant deuxième meilleure attaque du championnat. En revanche, si j'ai un regret, c'est de ne pas avoir assez posé de problèmes stratégiques aux adversaires. On n'avait pas assez d'homogénéité dans notre jeu. Mais ça, je le savais au départ.
La saison prochaine, vous serez moins patient avec vos joueuses, et notamment les jeunes ?
>> Tout le monde doit tirer des leçons. Il doit y avoir moins d'ego. On doit tous avoir un objectif collectif. Le degré d'exigence va naturellement augmenter. Je n'ai jamais été aussi flexible que cette saison. J'ai laissé passer des choses que j'avais jamais acceptées. L'essentiel était de finir le mieux possible le championnat. La saison prochaine, on veut retrouver le top 4. On est ambitieux. J'attendrai beaucoup plus des jeunes comme Datchy, Tanqueray ou Paul. On aura du physique, de l'adresse et de l'expérience.
Retrouver le top 4, et par la même occasion la suprématie régionale ?
>> Arras, troisième de la phase régulière, a réalisé une très bonne saison. C'est amplement mérité, comme le fait également que Bruno Blier soit sacré meilleur entraîneur de la saison.
Maintenant, c'est sur le temps que les équipes sont jugées. Je souhaite à Arras de continuer. Mais bien évidemment que je souhaite finir première équipe nordiste la saison prochaine.
Financièrement, votre club a su épongé sa dette plus rapidement que prévu...
>> On doit construire une équipe en fonction de nos moyens face à une concurrence rude. Tout cela dans un contexte difficile car la crise est passée par là. On doit aussi réinventer une dynamique de partenariat pour trouver de nouveaux sponsors. On doit avancer sur tous les domaines. Le sponsoring et le sportif sont liés. N'oublions pas qu'il y a un an, on était relégué par la DNCG et 12 mois plus tard, on termine sixième du championnat.
Au rayon des arrivées, vous venez de faire signer Carla Thomas, et Olayinka Sanni.
>> Ce sont les deux premières recrues. On a voulu densifier le jeu intérieur. Thomas jouait à Gospic, on l'a rencontrée en Euroligue, et a déjà une expérience en France à Arras. Sanni va nous apporter sa puissance, notamment en défense. Elle a déjà évolué à Calais. Elles connaissent la culture de notre championnat, mais aussi de la France.w


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...