Parker repart en chasse
Publié le dimanche 06 septembre 2009 à 06h00
À l'occasion de l'Eurobasket qui commence demain en Pologne, Tony Parker, plusieurs fois titré en NBA avec les Spurs de San Antonio, repart en chasse avec l'équipe de France, dont il est plus que jamais l'incontournable patron.
Cela fera bientôt neuf ans que le meneur de San Antonio fréquente les Bleus, pratiquement sept qu'il en est le guide, la balise et le meilleur joueur. Aujourd'hui, après une progression fulgurante, il est devenu bien plus que ça. Tout simplement l'homme le plus puissant de tout le basket français. Un « supra-joueur », PDG de la balle orange. À seulement 27 ans.
Il investit à Villeurbanne
Meilleur joueur tricolore de tous les temps, il est indispensable à la France si elle veut gagner enfin son premier titre international. Tête de gondole, il est fondamental pour attirer les sponsors. Et marié à une vedette du petit écran, Eva Longoria, il continue à faire parler de basket dans les gazettes people.
Tony Parker est l'un des sportifs français les mieux payés avec 66 millions de dollars (46 millions d'euros) sur six ans. Un pactole dont il a investi une partie cette année dans le club de Villeurbanne, champion de France ambitieux. Vice-président, il a sous ses ordres un certain Vincent Collet, son entraîneur en équipe nationale. Mélange des genres ? Risque de confusion ? « Un truc de journalistes » , balaie-t-il. Peu importe. Son influence est de toute façon énorme.
Le joueur est partout et prend part à toutes les décisions. En équipe de France, le choix du coach ne saurait se faire sans son accord. C'est lui qui a insisté pour que les matches des repêchages aient lieu à Pau cet été. Et une fois la qualification acquise, c'est toujours lui qui a assuré le service après-vente, présentant un à un les joueurs et l'encadrement des Bleus au public palois lors d'une bodega géante. Une omniprésence qui est le fruit d'un formidable talent, mais surtout d'une confiance en soi et d'une force mentale phénoménales.
L'or avant la retraite
« À 13-14 ans, il disait déjà qu'il voulait être MVP des finales NBA », souligne Ronny Turiaf, qui a vu son grand pote partir et réussir aux États-Unis à seulement 19 ans, malgré le scepticisme ambiant. Tony a toujours cru en ses moyens et n'a jamais manqué de les mettre à disposition de sa sélection nationale. Mais si l'équipe de France a besoin de lui, il a aussi besoin de l'équipe de France.
Triple champion NBA et All-Star, meilleur joueur des finales NBA en 2007, il sait que, s'il ne réussit pas avec les Bleus, il lui manquera toujours un petit truc pour intégrer définitivement le cercle des plus grands. L'équipe de France lui offre aussi le cadre pour occuper pleinement l'actualité.
S'il veut gagner avec les Bleus, ce n'est pas cependant qu'une affaire de business. C'est d'abord parce qu'il a ça en lui et que rien ne lui ferait plus plaisir que de réussir avec ses potes. Les Ronny Turiaf et Boris Diaw avec qui il a appris son métier et remporté l'Euro juniors en 2000.
« Je n'arrêterai pas tant qu'on ne gagne pas l'or », souligne-t-il. Après être passé tout près à plusieurs reprises (4e à l'Euro 2003, 3e à l'Euro 2005), il va une nouvelle fois s'attaquer au défi.





