Athlétisme

Pascal Biebuyck : « L'épreuve se passe à 70 % dans la tête »

Publié le 21/06/2012 à 00h00

Pascal Biebuyck (14), dispute son 5e Paris-Colmar. Et veut le terminer. En 2011, le médecin l'avait arrêté en raison d'une blessure au dos.

Pascal Biebuyck : « L'épreuve se passe à 70 % dans la tête »
Pascal Biebuyck (14), dispute son 5e Paris-Colmar. Et veut le terminer. En 2011, le médecin l'avait arrêté en raison d'une blessure au dos.


Dix-neuf fois champion de Belgique, 629 victoires en 39 ans, il nous décrit les coulisses de « son » Colmar.
Budget. « C'est toujours la croix et la bannière pour le boucler ! De petits sponsors locaux m'aident à 40 %, le reste c'est de ma poche ».
Équipiers. « Sept personnes m'accompagnent, c'est primordial de les avoir. Pour eux, c'est aussi dur que pour le marcheur. J'ai en permanence un cycliste et un marcheur à mes côtés, plus un cuisto qui s'occupe de mes repas. Ce sont des fidèles, des gens rodés, qui prennent des congés spécialement pour moi ».


Pieds. « Il y a trois ans, j'ai eu le deuxième ou troisième cas de blessure le e plus grave. J'ai été brûlé au deuxième degré sous les deux pieds à cause de l'humidité. La pluie, c'est ce que je crains le plus. Cette année, je mets un produit habituellement destiné à protéger les coussinets des chiens de course, qui renforce la plante des pieds. Je porte aussi des semelles orthopédiques. J'utilise six paires de chaussures : je débute avec une pointure 42 et je finis avec du 44 car les pieds gonflent ».
Sommeil. « En général, je n'ai jamais de problèmes de fatigue, je suis très résistant. Je suis même prêt à conduire le mobile-home (qui accompagne chaque marcheur, ndlr) le dimanche après-midi ! Le repos obligatoire à Bar-le-Duc (deux heures vendredi, ndlr) ne m'arrange pas. Musculairement, c'est dur de se remettre en route. J'aime bien marcher la nuit. Du moment que j'ai un fond de musique et quelqu'un qui parle avec moi, ça se passe bien ».
Stratégie. « Nous sommes arrivés à Neuilly-sur-Marne mardi soir, dans la joie et la bonne humeur. Je ne me mets pas de pression, l'expérience commence à être là. Comme dit Jean Cécillon (le directeur de l'épreuve, ndlr), "Colmar se joue après Bar-le-Duc" : on attaque le plus dur, les cols. Le but, c'est déjà d'arriver à Bar-le-Duc, sans bobo. Mentalement, c'est là qu'on démarre le Colmar. Pour moi, l'épreuve se passe à 70 % dans la tête ».w

PROPOS RECUEILLIS PAR V.A-R.
(à Neuilly-sur-Marne)

Nord Éclair