Rachid Bouali : John Wayne, sa mère, et les autres...
Publié le mardi 17 janvier 2012 à 06h00
La trame de cette nouvelle pièce de Rachid Bouali part du moment où il a quitté le domicile familial: l'occasion de flashbacks sur la vie de sa mère.
On avait quitté Rachid Bouali entre un arrêt de bus et Vancouver. Le comédien, originaire de Hem, crée cette semaine au Grand Bleu « Le jour où ma mère a rencontré John Wayne ». Ça promet...
MARIE TRANCHANT > marie.tranchant@nordeclair.fr
Ce qu'il y a de bien avec Rachid Bouali, c'est qu'on a l'impression de retrouver le personnage récurrent d'une « saga sociale » , comme il le dit. Après Cité Babel et Un jour j'irai à Vancouver, le nouvel épisode s'intitule Le jour où ma mère a rencontré John Wayne, et sera créé cette semaine au Grand Bleu. Ceux qui ont suivi la saga depuis se sont déjà rué sur les places (une date supplémentaire, le 27 janvier, vient d'être ajoutée), les autres comprendront l'intrigue sans avoir vu le début.
Parce que cette histoire, que le comédien originaire de Hem raconte, c'est la sienne, celle de son quartier, celle de sa famille. Un pan de sa vie, à chaque fois dévoilé avec humour et sensibilité. Cette fois, comme le titre l'indique, c'est de sa maman qu'il est question. « J'ai perdu ma mère deux semaines avant la première de Un jour..., ça m'a donné une telle énergie, que je me suis dit qu'il fallait que je fasse un spectacle sur elle. » Elle qui, jusqu'à l'âge de 12 ans, au coeur des montagnes algériennes, croyait qu'elle et ses proches étaient seuls au monde. Elle qui a fait des sacrifices. Elle qui, un jour, a découvert les films de John Wayne, que Rachid Bouali se souvient d'avoir vu « jusqu'au bout », contrairement aux James Bond qui en montraient trop pour la pudeur de ses parents...
À partir du vécu, des souvenirs, mais aussi de paroles de mères rencontrées au fil de son écriture, Rachid Bouali incarne sa mère et bien d'autres personnages. Seul sur scène, il donne à voir au spectateur : « Le plateau est nu, pour que les gens puissent être acteurs, travaillent leur banque d'images. » Mieux que mille accessoires, les mots, les attitudes, le jeu. Mieux qu'un film de John Wayne, un solo de Rachid Bouali.w


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