Les sondages sont têtus
Publié le dimanche 22 janvier 2012 à 06h00
Moins d'un électeur sur deux a fait son choix pour le premier tour de la présidentielle. Nombreux sont ceux ou celles qui hésitent entre deux ou trois candidats.
C'est dire combien le résultat de la « grande élection », malgré la multiplication des études d'opinion, peut encore bouger, et même de façon très significative. Cependant, nous sommes bien obligés de constater que depuis plus de quatre mois, toutes les études vont dans le même sens.
François Hollande en tête au premier virage et largement vainqueur dans la dernière ligne droite, le Président Sarkozy - qui ne s'est toujours pas déclaré - le suivant de loin au premier tour et de très loin au second. Marine Le Pen suit de toujours plus près le potentiel candidat de l'UMP dans la première manche mais ne franchit jamais le cap pour pouvoir participer à la seconde. Enfin, François Bayrou effectue une remontée solitaire et significative mais ne fait qu'un petit 50 % du score du leader à l'occasion du premier tour.
Nous sommes à trois mois jour pour jour du premier tour, soit à treize semaines ou quatre-vingt-onze jours de la première étape. La situation n'est pas figée. Le candidat socialiste ne dévoilera qu'aujourd'hui son programme. François Bayrou n'a toujours pas dit vers qui son coeur penchera en cas d'absence au deuxième tour. Nicolas Sarkozy ne s'est pas encore porté candidat, bien qu'il agisse comme s'il l'était. Chaque jour qui passe l'oblige un peu plus à aller jusqu'au bout. Il reste encore de l'eau à passer sous les ponts pour que l'opinion se cristallise et que se crée une dynamique.
Or de dynamique, cette espèce d'espérance portée par un candidat qui transfigure tout à la fois impétrants et citoyens, nous n'en voyons guère. L'encéphalogramme n'est pas plat mais l'imagerie parle peu. Elle fige une situation plus qu'elle n'indique un mouvement. Et si la situation était déjà figée sans que nous nous en rendions compte ? L'hypothèse n'est pas sotte.
Le phénomène de rejet de Nicolas Sarkozy semble être une constante, une sorte de noyau dur, difficile, malgré l'agitation proverbiale et bien réelle du Président à fendre, quelles que soient les mesures proposées. Les derniers sondages qui suivent le sommet social le prouvent : ni les 1 000 embauches à Pôle emploi, ni la mise en oeuvre d'une nouvelle politique sociale, ni les promesses n'ont d'effets, si ce n'est négatifs.
Malgré les couacs de l'entourage de Hollande, le candidat reste étonnamment stable, voire progresse. Marine Le Pen, en bonne troisième et challenger, reste haut sans franchir la barre. Et Bayrou ramasse déçus du sarkozysme, électorat traditionnel du centre et électeurs hésitant entre droite et gauche avec un score élevé pour un candidat sans appuis locaux et sans parti pour le soutenir. Restent Eva Joly qui semble avoir disparu des écrans radars et Jean-Luc Mélenchon qui, malgré une campagne dynamique, n'engrange que modérément les succès. Et si la photographie actuelle donnée par les sondages ressemblait à la réalité des vrais rapports de force du scrutin ?w



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martinwacheux : Grande déception après la victoire pour Gilles PARGNEAUX:...
sirius59 : C'est sûr que ce n'est pas très futé de la part...
sirius59 : Voilà en tous cas une démarche qui ne manque pas d'originalité...