La présidentielle s'installe
Publié le mardi 31 août 2010 à 06h00
La semaine dernière, Eva Joly faisait figure de candidate naturelle du courant écologiste. Ce week-end, Hervé Morin rappelait que le Nouveau Centre souhaitait défendre ses idées au cours de la présidentielle.
Aux mêmes heures, Jean-Luc Mélenchon ne renonçait pas à faire partie de la compétition, alors que Jean-Marie Le Pen faisait un clin d'oeil à sa fille Marine, préférée à son compétiteur Bruno Gollnisch. Pour l'heure, François Bayrou ne s'est pas encore déclaré. Et les socialistes, faisant mine de ne pas être concernés - tout à leur unité retrouvée - laissaient la porte ouverte à une candidature de Martine Aubry ou de Dominique Stauss-Kahn. Quant à Nicolas Sarkozy qui souhaite incarner la figure du sortant, il y a fort peu de chances qu'il renonce à un match pour lequel il est taillé.
L'élection n'aura lieu que dans 21 mois, que déjà les ambitions collectives ou personnelles se mettent en place. Il faut dire que la compétition est exigeante, même rude, et que les impétrants doivent s'y préparer psychologiquement et physiquement. Le marathon, aux dires d'ex-candidats, ne souffre aucun amateurisme.
À y regarder de plus près, le paysage qui se dessine aujourd'hui ressemble fort à celui que nous pourrons observer l'an prochain à la même période.
Les candidatures qui n'ont que d'infimes chances de participer au second tour sont déjà en piste. C'est vrai pour les Verts et Europe écologie. C'est certain pour le Front national où Marine Le Pen a déjà son ticket en poche. Même cas de figure pour Hervé Morin, s'il décide de rompre le pacte majoritaire, ou Jean-Luc Mélenchon. Quant à l'actuel Président, on ne voit pas qui pourrait lui disputer la place, bien que François Fillon semble se préparer à l'éventualité d'un renoncement de dernière minute.
Restent les socialistes. Le patron du FMI est toujours en embuscade à Washington à bénéficier de sondages flatteurs. Ségolène Royal teste sa popularité auprès des militants. François Hollande, dont la notoriété remonte, espère trouver une porte ouverte dans les mois qui viennent. Martine Aubry, qui vient de consolider sa légitimité en remettant le parti en état de marche, fait figure de candidate naturelle aux yeux des militants et de l'appareil.
Subsiste l'inconnue et les effets - dévastateurs ou prometteurs - de la primaire.
La photographie est là, prête à être imprimée. Aucun des sondages d'aujourd'hui ne révèle l'exactitude des rapports de forces dans un an et demi. Une réussite de Nicolas Sarkozy et les cartes seront rebattues. Un couac par trop voyant au PS dans l'unité retrouvée et le classement sondagier peut changer du tout au tout. Une candidature du Nouveau centre ou d'un Bayrou requinqué par les difficultés de majorité, une présence de Dominique de Villepin dans la compétition et l'éclatement des voix à droite ou à gauche peuvent changer la donne. Mais une seule certitude : la physionomie des candidatures commence vraiment à prendre forme.w



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...