David Hykes : quand le chant se fait yoga...
Publié le vendredi 04 décembre 2009 à 06h00
Son album « À l'écoute des vents solaires » s'est vendu à 300.000 exemplaires. Il a aussi composé de nombreuses musiques de films. Depuis 1975, David Hykes laboure les sons cosmiques et creuse son sillon dans le chant harmonique. Dimanche, il sera à l'église Saint-Joseph, à Roubaix.
David Hykes comment définiriez-vous le chant harmonique ?
>> C'est la recherche du spectre des couleurs pures du son, un spectre qui affirme les lois universelles de la musique qu'elle soit vocale ou instrumentale. Pour moi, l'universalité c'est l'évidence. Le chant, la musique expriment la même lumière, le même rayonnement, qu'ils proviennent du Tibet, de la Mongolie, du Touva, de l'abbaye du Thoronet. La musique soufi, celle des derviches tourneurs est également très intéressante en ce sens qu'elle exprime cette transcendance. Les musiques mystiques requièrent une écoute dévouée et profonde.
Comment avez vous découvert cette musique ?
>> J'avais 21 ans, je vivais à New-York et j'étais cinéaste. Pour illustrer un de mes films, je recherchais un son prismatisé, réfracté. Je suis tombé sur un enregistrement de sons tibétains et pour moi ça a été une révélation. Je me souviens qu'à l'époque j'ai fait une razzia sur tous les disques de musique du monde disponibles à New York.
C'était en 1975. Depuis, j'ai fondé le Harmonic Choir (choeur harmonique) et enregistré 13 disques et composé de nombreuses musiques de films.
Je continue néanmoins à m'intéresser au cinéma et à l'image. J'ai mis au point un logiciel qui permet de transcrire visuellement la vibration de la voix.
Dimanche, à Saint-Joseph, je ramènerai ce logiciel.
« Il faut se méfier du délire
lié au baratin new-wave »
Comment le public ressent-il le chant harmonique ?
>> Notre démarche, en dépit du recul, demeure une aventure. Le chant harmonique c'est avant tout une forme de musique contemplative, mystique. L'auditoire l'accueille dans le recueillement.
L'endroit où nous nous produisons est également important : il existe une collaboration spatiale entre la musique et l'architecture, une mise en espace de la musique. L'église Saint-Joseph qui, à ce qu'on m'a assuré est très belle, devrait se prêter remarquablement à cette expérience.
Le musicologue Philippe Barraqué qui est d'origine roubaisienne attribue au chant harmonique des vertus thérapeutiques. Êtes-vous de cet avis ?
>> Philippe Barraqué s'intéresse au chant harmonique depuis bien moins longtemps que moi. Il faut se méfier du délire actuel lié au baratin new-wave. Cela dit, il existe aux États-Unis un institut, le Mind and life qui s'intéresse scientifiquement aux bienfaits apportés à l'être humain par les attitudes contemplatives et méditatives qu'elles soient religieuses ou artistiques. J'ignore si ces bienfaits sont thérapeutiques ou seulement somatiques mais le chant harmonique est incontestablement un excellent destressant, une forme de yoga possible, d'éducation souhaitable pour le XXIe siècle.w


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sirius59 : C'est sûr que ce n'est pas très futé de la part...
sirius59 : Voilà en tous cas une démarche qui ne manque pas d'originalité...
QUID : Faudrait peut être remplacer G. PARGNEAUX ?? ses déclarations...
Max : Ce qui se passe est hallucinant! le 1er responsable...