Florence, Alain et les autres : ces Nordistes embarqués dans l'aventure
Publié le samedi 07 novembre 2009 à 10h53
Ils sont enseignants, conceptrice ou orthophoniste. Leurs routes se sont croisées grâce à Mali mali. Parmi les Mali maliens, une dizaine de Nordistes a trouvé sa place. Florence, Alain, Catherine et Françoise nous en disent plus. ISABELLE HODEY>> isabelle.hodey@nordeclair.fr
Florence Langrand, pianiste : l'échange culturel. Fondatrice de l'association Manawee, « galerie d'art nomade et équitable à Lille » qui entend amener l'art contemporain à un public d'exclus, la Fivoise Florence Langrand a été séduite d'abord par Baba Sissoko, dont elle a suivi le stage à la Maison de la culture: « Quand la Maison a monté le projet Création Nord-Sud avec Baba, je me suis inscrite tout de suite. parce que c'était Baba. » Mali mali a suivi. Ce n'est pas sa première expérience d'échange culturel : « J'avais aussi fait "Percussions du Sud et vent du Nord", une fanfare amateur qui a tourné deux ans en 2002-2003 autant en France qu'en Belgique. » Le voyage au Mali a permis à Florence de nouer sur place des contacts avec deux artistes maliens, qu'elle expose désormais.
Alain Philippoff, saxophoniste : sur les traces de son oncle. Directeur d'école à Tourcoing, Alain Philippoff est venu à Mali mali par la fanfare de Mourcourt, à laquelle il appartient. Eloi Baudimont dirige alors cet « ensemble musical festif, énergisant, étonnant dans son répertoire et sa direction. » Puis est venu Mali mali. Une aventure qui l'a mené sur les traces de son oncle Alfred Garçon, qui y a travaillé pendant 40 ans dans l'éducation: « Il était très respecté. J'ai rencontré des gens qui étaient dans sa classe, je suis revenu avec des témoignages filmés. » À Bamako, il a aussi rendu visite à celle qui allait devenir la fille adoptive de sa petite cousine. Depuis, il a pris des contacts pour que sa classe corresponde avec une classe malienne. Il préside aujourd'hui la Fanfare détournée d'Eloi Baudimont.
Catherine Denys, choriste : à quand Cuba cuba ? Professeur au lycée Montebello de Lille, La Villeneuvoise Catherine Denys est intarissable quand il s'agit de musique : « Je suis une habituée du stage Transmusiques de la Maison de la Culture de Tournai. Dans le stage latino, j'étais chanteuse. Du chur latino, je suis venue au chur africain par l'atelier de création Nord-Sud. J'ai fait partie du stage originel de Mali mali. », raconte Catherine. Et elle est restée : « Je trouvais ça génial. J'adore l'idée de la fanfare belge avec le griot africain. » L'aspect humain compte aussi beaucoup : « Quand on est ensemble, c'est fusionnel. » Compagne d'un musicien cubain, elle rêve de Cuba cuba : « Entre Tournai et Lille, il doit bien y avoir de quoi faire pour monter un projet transfrontalier comme celui-là ! ».
Françoise Gottiniaux, saxophoniste: une belle énergie. Orthopphoniste de profession, Françoise a suivi Alain à la Fanfare de Mourcourt : « Je suis allée les écouter un 1er mai à Wazemmes, puis je suis allée voir Éloi, et voilà » Mali mali a suivi : « Pour moi, c'est une récréation. Je travaille beaucoup, alors c'est ma récré. Ça me donne de l'énergie pour la semaine. C'est un grand moment de partage et de plaisir. Je me suis fait des amis, des relations qui vont au-delà de Mali mali ». Au bout de cinq ans, elle ne connaît pas la lassitude : « Ça reste très ponctuel, et puis on est pris dans cette ambiance, cette belle énergie. On est contents de se retrouver. » Au bout de cinq ans, elle s'étonne encore du chemin parcouru : « Au départ, je pensais que ça resterait sur Tournai. Je n'aurais jamais pensé qu'on irait au Mali ! »


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...