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HIER SOIR À L'AÉRONEF

Le grand cinéma hystérique de Shaka Ponk

Frah, chanteur du groupe, ne tient pas en place une seule seconde. Disons juste qu'il bouge mieux qu'il ne parle. Photo Ludovic Maillard Frah, chanteur du groupe, ne tient pas en place une seule seconde. Disons juste qu'il bouge mieux qu'il ne parle. Photo Ludovic Maillard

Pourquoi ce groupe français fait-il l'objet de tant d'attention ? Mystère et boule de gomme. La tendance chez Shaka Ponk est clairement à la surcharge.

les lecteurs
  • Note actuelle 2.00/4


Du boucan, de l'agitation, une fureur banale et un minimum syndical d'inspiration. À la finesse, la formation dite de rock-fusion privilégie une artificielle efficacité. Et l'imagination n'est mise ici qu'au service du spectaculaire. Ou plutôt de l'esbroufe. Pas glamour pour un sou.
Le singe virtuel Goz apparaît sur l'écran circulaire avant une entrée humaine survoltée. Première agression auditive (Shiza Radio) qui s'accompagne d'un stage-diving - entendre par là : saut dans la foule - de Frah. Enchaînement de morceaux aussi toniques que peu surprenants, aussi simples que brouillons (Reset after all, Hombre que soy, Twisted mind...). La féline Samaha prend des poses de James Bond Girl. Torse nu, exhibant d'invraisemblables tatouages, Frah court dans tous les sens, sue et multiplie les sagouineries lubriques. Entre saillies homophobes et interventions en dessous de la ceinture, ce garçon en oublie même de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de prendre la parole.
Quelques morceaux aimablement troussés (I'm picky, My name is Stain) ainsi que le chant habité et enregistré de Bertrand Cantat (Palabra mi amor) sortent miraculeusement du rang. Le public semble impressionné par la vitalité de ce groupe régressif et déjanté. Sauf qu'on le sait, l'illusion ne dure jamais très longtemps. Un sentiment de répétition, un chemin rectiligne et un manque de direction s'installent. Lassitude et réel agacement vont alors de pair.w


PATRICE DEMAILLY


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mikopk
"saillies homophobes" l'esprit du groupe est passé à côté de certains à ce que je vois. C'est d'ailleurs à partir de cet instant que l'article a perdu toute crédibilité à mes yeux.

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gas73
Ce que j'apprécie (je m'inscris pour l'occasion afin de réagir) particulièrement dans la PQR (presse quotidienne régionale- pour peu que l'on puisse lui attribuer le titre de "presse"), c'est de constater la pertinence des propos une fois la page faits divers dépassée...
J'étais présent lors de ce concert, aussi je pose une question bête : Pourquoi envoyer un correspondant épris de poésie et de romance dans une salle recevant un groupe réputé pour "envoyer du lourd" comme on dit chez moi ?
Quand on va voir Shaka, c'est quand même pour vivre une expérience différente de celle que pourrait nous proposer je ne sais pas moi, raphaël, mademoiselle k, carla bruni, enfin vous voyez, les grands, les vrais, ceux que nos grandes maisons de disque nous pro....imposent à longueur d'ondes néfastes...
Que l'on apprécie ou pas leur style particulièrement énergique, leur rapport au public, et leur façon de créer le lien, le correspondant affûté n'aura sans doute pas raté le fait que l'aéronef était en transe totale face à leur prestation, leur folie et leur non respect des convenances.
La musique en général, et celle de shaka en particulier, n'a rien d'un modèle, elle est un éxhutoire qui permet aux gens normaux de passer quelques heures à oublier la bassesse de ce qu'ils voient ( et lisent) en permanence.

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jeanALille
moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables ou le gars se moque du chanteur d'opéra déguisé en arbre et qui chante en allemand... il a le droit de pas aimer, mais il y a tout de même une salle complète qui apprécie, et un tas de gens qui trouve l'opéra tout à fait passionnant.
et bien là c'est tout aussi décalé: je crois que ce journaliste n'est pas objectif et que s'il veut devenir un jour un véritable critique avec un peu d'allure, il va falloir qu'il change te ton.
c'est regrettable pour Nord Eclair d'avoir d'aussi mauvais articles.

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les4cometes
Bel article ... formidablement à contre-temps. On croirait qu'il a été écrit par un gratte-papier américain ultra-conservateur en 1965 après les 1ères tournées US des Rolling Stones.
C'est vrai que pour un journaliste culture "fan de l'eurovision", le rock énergique, même en 2012, ça doit paraître terriblement vulgaire ...
"La lassitude et le réel agacement" exprimés en fin d'article ne correspondent pas à l'ambiance qui régnait dans la salle.
Je suis choqué que M. Demailly puisse prendre ainsi de haut les spectateurs.
J'exprime donc mes propres lassitudes et agacements après la lecture de l'article ...

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