Coldplay et Arcade Fire au Main Square d'Arras
Publié le jeudi 20 janvier 2011 à 06h00 - PATRICE DEMAILLY > patrice.demailly@nordeclair.fr
Bien qu'on attende la liste complète, levée de voile sur les premiers noms attendus à la Citadelle : Coldplay, Arcade Fire, The Chemical Brothers, Linkin Park, PJ Harvey, Portishead, Two Door Cinema Club et Elbow. Du lourd donc !
Le Main Square, c'est le festival de tous les possibles. Celui qui ne se repose jamais sur ses lauriers. Celui qui tracte les poids lourds de la scène mondiale et offre presque à coup sûr une programmation démente.
Les premiers noms dévoilés ont en commun de mettre sérieusement en appétit. Et il serait totalement injuste, voire indécent, de faire la fine bouche.
D'abord des retrouvailles avec les Chemicals Brothers (le 1er juillet) qui avaient mis en transe la Grand-Place - lieu squatté à l'époque - en 2008. Deux prodiges aujourd'hui quasi historiques dans la sphère techno de l'Europe du Nord. Pas besoin de pilules pour voyager avec ce son lourd, vrombissant, qui finit par exploser en millier d'éclats de grosses basses et de beats irrépressibles. Le duo sera précédé par les Californiens de Linkin Park, groupe de rap métal qui a vendu des cargaisons d'albums aux quatre coins de la planète et qui se produira à la Citadelle pour sa seule date française. Et comme la scène est le terrain de prédilection de Mike Shinoda et de ses acolytes, cela promet des montées musclées de guitares électriques.
Arcade Fire, le 2 juillet ? Là, on défaille. Le groupe canadien jouit aujourd'hui d'une incroyable reconnaissance. Une fanfare rock flamboyante, baroque, hors du commun, avec un univers transcendé par le chant ardent de Win Butler, par des mélodies pénétrantes, par des hymnes scandés à l'unisson mais aussi par un instinct, un souffle tendu, une audace et un lyrisme implacables. Pour la montée en puissance, on risque de ramasser en plein plexus les assauts bondissants et l'hédonisme insouciant de Two Door Cinema Club.
Autre revenant : Coldplay, là encore en exclusivité nationale (le 3 juillet). Formation décomplexée et populaire, le quatuor londonien - qu'on ne présente plus - a l'art de multiplier les chansons taillées pour les stades (Violet Hill, Viva la Vida). De bonnes vibrations aussi avec les mélodies hypnotiques de Portishead. Le trio britannique impose une atmosphère singulière et envoûtante. Comme la voix de PJ Harvey, chanteuse de rock-blues capable aussi bien de sursauts de violence pure que de sentiments intimes et feutrés. Et dans le genre explorateurs d'ambiances, les Mancuniens d'Elbow en ont toujours sous la semelle.
Pour le reste, il ne vous reste plus qu'à prospecter...w



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