David Hallyday à la relance
Publié le dimanche 14 mars 2010 à 06h00
RENCONTRE Avec « Un nouveau monde », album aux sonorités pop et electro, il pourrait bien retrouver le chemin du succès.
PROPOS RECUEILLIS PAR PATRICE DEMAILLY > patrice.demailly@nordeclair.fr
Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
>> Serein d'avoir fait l'album que je désirais faire. C'est compliqué de vouloir évoluer tout en restant soi-même. J'ai passé beaucoup de temps à écrire et à chercher la chanson qui allait fédérer l'album.
Laquelle ?
>> New York City. J'avais envie de quelque chose de rentre dedans.
Comme l'époque n'est pas facile, je n'ai pas envie de plomber davantage le moral des gens. Je voulais développer des thèmes générationnels et que ce soit un album pour les femmes, mais « très mec » en même temps. J'ai demandé à Pierre-Dominique Burgaud (Le Soldat Rose, Alain Chamfort, ndlr) d'écrire la plupart des textes. Il a accompli un travail brillant, il a réussi à bien capter mon univers.
Grand Corps Malade vous a également offert deux textes (« New York City et « La dernière séance »)...
>> On avait déjà travaillé ensemble sur un titre de mon père (Si mon coeur, ndlr). Je voulais essayer de le titiller, de le faire sortir de son créneau habituel. Quand j'ai imaginé pour New York City ce personnage à la Mickaël Vendetta, Grand Corps Malade n'y allait pas à fond au départ. Il fallait jouer la carte du second degré au maximum.
« Le poids d'être un homme » évoque les difficultés de la paternité. Est-ce votre cas ?
>> Je voulais mettre le doigt sur une question que je me pose depuis très longtemps. Je ne suis pas toujours disponible, hélas. On nous demande d'être au top partout, au travail, avec sa femme, ses enfants. Ce n'est pas possible d'être Superman. On n'est pas forcément prêt, avec nos vies démesurées, pour assumer ce rôle-là. C'est une vraie question générationnelle. Les papas-nounous, je n'y crois pas du tout.
Avez-vous un rapport compulsif à la composition ?
>> Je peux composer trois titres par jour. Depuis que j'ai 7 ans, c'est comme ça. Je suis né, je pense, avec de la musique dans la tête. Du lever au coucher, je ne peux pas m'en passer. Ma mère m'a dit, que lorsqu'elle était enceinte, elle écoutait une chanson de Crosby, Still, Nash & Young, et je tapais en rythme dans son ventre. C'est certainement la transmission génétique. Et quand je vois mes enfants, je peux vous dire que ça existe.
Comment est né le duo (« On se fait peur ») avec Laura Smet ?
>> À l'origine, ce duo était prévu avec une autre comédienne. Les événements personnels ont fait qu'on s'est rapproché. C'est un peu moi qui ai porté toute la famille sur mes épaules et Laura a été très sensible à ça. Après, je lui ai fait écouter le disque et j'ai senti un appel du pied de sa part.
Sachant les problèmes qu'elle a connus, le texte a une résonance particulière...
>> Les paroles ont pris une autre signification alors qu'elles n'ont pas été écrites pour elle. Il est question d'extrême aussi bien dans le couple que dans la vie.
Votre collaboration pourrait-elle se poursuivre ?
>> Elle a eu sa première expérience scénique aux NRJ Music Awards. En sortant, elle était excitée comme une puce, c'est quelque chose qui l'a vraiment branchée. On va voir ce qu'on fait, mais quoi qu'il arrive, ce sera sa décision.
Quand votre père a été hospitalisé, vous avez remis de l'ordre concernant son entourage.
>> Je n'ai mis personne à la porte, mais j'ai agi comme tout fils le ferait pour son père. Il y a des limites à ne pas franchir.
Revenons à la chanson « On se fait peur ». Aimez-vous jouer avec le feu ?
>> Tous les jours (rires).
Sur le papier, je ne suis pas supposé réussir ce que je fais. J'ai des parents tellement emblématiques que ça fait une zone d'ombre terrible. On essaie de t'enlever ton identité : quand ça marche, on dit que ce n'est pas de ta faute, par contre quand tu te plantes, c'est de la tienne. C'est un métier très compliqué. En même temps, j'aime le risque, la compétition.
Estimez-vous connaître une carrière en dents de scie ?
>> Comme tous les artistes. Il y a toujours des hauts et des bas. Aujourd'hui, on ne se rappelle plus trop des albums de mon père qui n'ont pas marché, mais lui aussi a connu ça. Je ne cherche pas à plaire nécessairement ou à rentrer forcément dans le courant musical du moment. J'ai toujours fait ce qui me plaisait. Parfois le public adhère, parfois il n'est pas réceptif, non pas parce que les chansons sont mauvaises, mais il a envie d'entendre autre chose.
Considérez-vous « Tu ne m'as pas laissé le temps » comme votre chanson marquante
?
>> Elle continue de passer très souvent à la radio. C'est formidable parce que la musique est faite pour toucher des gens. Quand une chanson a pu être décisive dans leur vie ou qu'elle reste, c'est très émouvant.
On ne vous connaît pas de frasques...
>> J'ai une personnalité assez complexe mais je n'ai jamais connu de problèmes existentiels. C'est peut-être mon héritage slave. Quand je suis venu en France, j'avais déjà réussi aux États-Unis. Cela m'a préservé de beaucoup de choses.w



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lorenzo : 4 bidons villes roms de Tourcoing (Union, friche Thirion,tour...
lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
jeanALille : moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables...
sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...