Enzo Enzo, « Tétue »
Publié le dimanche 21 février 2010 à 06h00
Il y a celles qui tracent, tranquilles, une route rectiligne sans nous perdre en chemin. Enzo Enzo, révélée en 1994 au grand public avec Juste quelqu'un de bien, est d'une absolue fidélité dans son approche musicale.
Au générique des auteurs-compositeurs qui lui ont servi ici un répertoire sur-mesure, on citera en vrac : Kent (Arrêt sur image), la doublette Allain Lesprest-Julien Clerc (Doucement), Bertrand Pierre, Roé...
La majesté de cet album agit comme un aimant, mélange de sagesse et d'élégance, parfait reflet de la sensibilité de l'artiste. La voix distinguée et sensuelle déploie toute son étendue sur des sonorités désuètes, raffinées. Une promenade sentimentale, à la fois gracieuse et envoûtante, qui prend son temps. Sensations de profondeur et d'intensité mélancolique (Shalimar, Quand j'étais mère ), instants de vie âpres ou allègres (A quoi ça m'a servi ?, Plaisir d'offrir). Un petit bijou.w
PATRICE DEMAILLY
Disque Naïve. 16,20 E. Sortie le 23 février.


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