Le train-train de Superbus
Publié le dimanche 22 novembre 2009 à 06h00
Adepte d'une tambouille indigeste, Superbus - qui s'est produit hier soir devant près de 4 000 spectateurs - a montré son incapacité à se renouveler. Quant aux textes, ils décrochent le pompon.
PATRICE DEMAILLY > patrice.demailly@nordeclair.fr
Il est amusant de retrouver Superbus après ses débuts, il y a sept ans. Ce qui par rapport à la carrière moyenne des pop stars pour adolescents, paraît une éternité.
Dès les premières notes de Gogo dance show, les oreilles s'engluent.
Engoncé dans sa bulle enfantine, Superbus confirme son aversion pour le moindre danger, le plus infime renouvellement musical.
Cela a le goût tenace de la pop outrageusement marketée, un côté exalté parfaitement irritant. Au sein de cette avalanche de tubes préfabriqués et sans originalité le groupe ressort la même soupe et les mêmes rythmiques acidulées jusqu'à plus soif. Entrecoupé de déclarations palpitantes (« Je vous adore, vous êtes vraiment beaux »), le concert qui, repose sur l'abattage de la pétillante Jennifer Ayache, n'est pas une bonne nouvelle pour l'avenir de la langue de Molière. Les paroles, riches en onomatopées et proches de l'analphabétisme, atteignent fréquemment des sommets d'inanité (« C'est comme comme comme comme comme comme comme/Du chewing-gum gum gum gum gum/Un peu facile, un peu mou/On est tranquille et c'est tout »). Un délire dit-on, mais on imagine être structurellement plus rabat-joie que le spectateur moyen de Superbus...
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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...