Du réfrigérateur au portable : en progrès mais peut mieux faire
Publié le mardi 02 mars 2010 à 06h00
La progression est spectaculaire, mais le taux de collecte reste très inférieur à celui de nombre de pays européens .Photo archives AFP
Réfrigérateurs, télévisions ou téléphones portables : après un démarrage tardif, la France veut passer à la vitesse supérieure pour la collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) avec un objectif de 10 kg par habitant et par an en 2014.
Cette filière, particulièrement sensible en raison des substances toxiques ou dangereuses (mercure, PCB, CFC, etc...) n'a démarré de manière structurée que fin 2006. « On avait pris du retard », a reconnu sur le sujet la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno, en présentant le bilan des trois premières années. Avec 5,7 kg de DEEE collectés par habitant en 2009 contre 2,5 kg en 2007, la progression est spectaculaire. Mais le taux de collecte reste très inférieur à celui de nombre de pays européens, Suisse et pays nordiques notamment. « L'objectif numéro un est clair : aller chercher plus de kilos de déchets », pour qu'ils puissent être réutilisés, recyclés, ou valorisés, explique Christophe Pautrat, qui dirige ERP, l'un des quatre éco-organismes agréés.
Au-delà des 3.400 points de collecte sélective mis en place dans les déchetteries municipales, l'objectif est d'impliquer plus fortement la distribution.
Le principe du « un pour un » (un ancien appareil repris pour un nouveau acheté) fonctionne plutôt bien (18.600 points de collecte aujourd'hui) mais du chemin reste à parcourir pour les petits appareils, point faible du dispositif.
Encourager le « un pour zéro »
Appareils photos, fers à repasser, cafetières ou batteurs électriques : se débarrasser d'une série d'équipements accumulés au fils des ans - dignes de la La complainte du progrès de Boris Vian - reste souvent compliqué. L'objectif est désormais d'encourager le principe du « un pour zéro » (« vous n'êtes pas obligés d'acheter un appareil pour en rapporter un »). Mais les distributeurs, en particulier dans les centres des grandes villes, joueront-ils le jeu ? Au ministère, on reconnaît que cette option est simplement « prévue dans la cahier des charges » et n'est pas, à ce stade, une obligation mais on espère un effet boule de neige.
Si la quantité de déchets électriques collectés est aujourd'hui de 6 kg par personne et par an par rapport à un « gisement » estimé à environ 15 kg, où passent les kilos manquant ? Première réponse: dans les garages, les greniers et les armoires. « On a tous l'habitude de garder nos vieux téléphones portables : il y en a entre 80 et 100 millions qui dorment dans nos tiroirs en France », souligne Chantal Jouanno, qui insiste sur la nécessité de les collecter.
Autre élément de réponse : le vandalisme ou les trafics dans les déchetteries, encouragés par les cours élevés des métaux (cuivre, plomb...). Le plan pour la période de collecte 2010-2014 prévoit un renforcement du soutien financier pour la sécurité des déchetteries.
Pour encourager une conception des produits permettant un recyclage et/ou une dépollution plus aisée, le gouvernement a par ailleurs prévu, à compter du 1 er juillet, la mise en place d'une sorte de « bonus-malus » de l'éco-contribution, qui est le prix payé par le producteur à l'éco-organisme auquel il choisit d'adhérer. Ainsi, l'éco-contribution sera majorée pour un téléviseur ou un ordinateur portable avec des lampes contenant du mercure.
Avec 1,3 million de tonnes par an, les déchets d'équipement électriques et électroniques ne représentent que 5% des ordures ménagères générées par les Français. Mais c'est aussi le secteur du déchet qui connait la plus forte croissance : entre 2 et 3% par an.w


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...