Séjours linguistiques : comment éviter les mauvaises surprises
Publié le mardi 26 janvier 2010 à 06h00
Envoyer son enfant en séjour linguistique, rien de tel pour améliorer son niveau d'anglais, espagnol ou autre. Mais comment être sûr de l'accueil à l'étranger, et de la qualité des cours ? Des contrôles existent.
BÉRANGÈRE BARRET > berangere.barret@nordeclair.fr
Dès l'âge de 7 ans parfois, des enfants peuvent partir en séjour linguistique. Pays étranger, hébergement en famille d'accueil, cours intensifs et visites font en général partie du « package » que proposent les multiples organismes de séjours linguistiques aux familles.
C'est, souvent, une première expérience du jeune à l'étranger seul, sans la famille. Alors autant dire que les parents ont besoin d'être rassurés au maximum, pour éviter les mauvaises surprises comme on a pu en entendre dans le passé : famille d'accueil peu... accueillante, cours peu efficaces ou organisation défaillante. Pour parer à d'éventuelles arnaques, des contrôles existent. D'abord, et on ne le sait que trop rarement, ceux du ministère de la Jeunesse et des Sports. Chaque organisme voué aux séjours linguistiques sera soumis à des normes imposées par le ministère.
170 organismes de séjours linguistiques
Puis, deux organes de contrôle supplémentaires ont vocation à proposer des garanties de qualité concernant les organismes qui y sont affiliés. Il s'agit de l'Office (Office national de garantie des séjours et stages linguistiques), créé en 1997, et de l'Unosel (Union nationale des organisations de séjours éducatifs, linguistiques et des écoles de langues), créé en 1978. Les deux adoptent une démarche plus ou moins semblable, consistant à contrôler différents critères : « entre autres, le transport, l'hébergement, la restauration », détaille-t-on à l'Office, « le diplôme des professeurs de langue », ajoute-t-on à l'Unosel.
Ce sont les sociétés ou associations organisant les séjours linguistiques qui font la démarche d'adhérer à tel ou tel organe de contrôle. « Les organismes font le choix d'être membres chez nous, explique Marion Renard, assistante de la déléguée générale de l'Office. Cela leur permet de bénéficier du label de qualité, mais cela veut dire aussi qu'ils s'engagent à se mettre en conformité, qu'ils acceptent que la Commission de médiation (spécialement créée par l'Office pour régler tout litige entre parents et organismes) intervienne et qu'ils respectent sa décision. » À l'Unosel aussi, l'obligation de « respecter les normes » est mise en avant, tandis que, se souvient Sylviane Halphen, déléguée générale de l'Unosel, « quand nous avons été créés en 1978, certains de nos adhérents disaient que c'était le Far West dans la profession ».
Aujourd'hui, les choses ont changé. Malgré tout, notamment avec les renseignements et inscriptions par internet, il est encore possible de tomber sur tout et n'importe quoi... Alors pour se protéger au maximum, il est conseillé de choisir un organisme « labellisé » par un des deux organes de contrôle.
« Il y a 30 adhérents à l'Office, 70 à l'Unosel. Cela fait 100 organismes de séjours linguistiques sur les 170 existant en France. Les parents ont donc tout intérêt à choisir un organisme affilié », suggère Sylviane Halphen.
Cela dit, certains organismes peuvent aussi se prévaloir de contrôles effectués directement par des organes étrangers. En Grande-Bretagne par exemple, ce pourra être le British Council.w


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