En attendant le festival d'Angoulême...
Publié le dimanche 15 janvier 2012 à 06h00
Art utopique. Après avoir évoqué les tergiversations générationnelles de trentenaires urbains dans Les Noceurs, Brecht Evens couche cette fois son aquarelle multicolore et onirique dans la campagne belge pour s'épancher sur la notion toute relative d'art.
Pieterjan, artiste en panne d'inspiration, est invité à l'occasion de la première Biennale d'art de Beerpoele, petite bourgade flamande. Rapidement, il réalise qu'il est le seul « professionnel » au milieu d'amateurs aux personnalités pour le moins singulières. L'artiste en pleine crise existentielle s'improvise alors en leader spirituel pour aider son petit groupe à construire une grande oeuvre commune.
À 25 ans à peine, Evens confirme son immense talent de graphiste kaléidoscopique et une impressionnante maturité scénaristique.
« Les amateurs », de Brecht Evens, éd Actes Sud, 25 E.
La loi de la rue. Elliot Friedman vient d'emménager à Baltimore avec son père, venu ouvrir son épicerie. Vite, il côtoie les gamins du quartier et se lie d'amitié avec un jeune dealer nommé Sixteen. Leur quotidien est bouleversé avec le retour aux affaires du dangereux Ellis One, fraîchement sorti de prison pour contrôler le business en cours et s'imposer comme le nouveau boss.
Ultra-référencé, The Grocery oscille entre chronique sociale et parcours initiatique dans le milieu de la pègre, deux des sujets majeurs de la série télévisée culte Sur écoute (The Wire), dont il se réclame. À la précision du scénario et des dialogues, qui allient avec justesse violence et humour, s'ajoute la belle étrangeté du dessin de Guillaume Singelin. Son trait affuble aux visages et aux corps des personnages un psychédélisme des formes inédit, non sans expressivité. Une belle réussite graphique.
« The Grocery », d'Aurélien Ducoudray et Guillaume Singelin, éd Ankama, 19,90 E.
L'âge ingrat. L'Américain Joshua Cotter raconte ici une pré-adolescence douloureuse, celle d'un garçon légèrement enrobé de 10 ans, mal dans sa peau, rejeté, brocardé par les autres enfants, et qui se réfugie dans un monde imaginaire peuplé de robots.
La poésie, parfois cruelle, souvent dépressive de l'auteur dépeint en second plan une Amérique rurale des années 1980, dont il fait également l'esquisse en intégrant par exemple de faux encarts publicitaires ou des unes du journal local.
« Les gratte-ciel du Midwest », de Joshua Cotter, éd Çà et Là, 22 E.
Un pour tous. Surprise, cette adaptation en bande dessinée du célèbre roman d'Alexandra Dumas Les Trois mousquetaires, n'est pas un album de cape et d'épée. Les duels et combats d'Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan, ainsi que le célèbre épisode des ferrets de la reine, forment bien la toile de fond du récit mais l'auteur, Nicolas Juncker, se concentre davantage sur les personnages, leurs faiblesses et surtout leurs amours.
« D'Artagnan, journal d'un cadet », de Nicolas Juncker, éd Treize étrange, 25 E.w



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QUID : Faudrait peut être remplacer G. PARGNEAUX ?? ses déclarations...
Max : Ce qui se passe est hallucinant! le 1er responsable...
BISMARK59 : Tout a fait d'accord avec SVP59, je serai mal dans...
QUID : D.BAERT a déjà gagné cette élection. La légitimité...