Stars, surprises et politique-fiction
Publié le dimanche 08 janvier 2012 à 06h00
Pennac, Weyergans, ou Lodge : avec 480 romans, des stars et de bonnes surprises, 2012 s'annonce revigorante, avant la présidentielle qui a inspiré plusieurs livres de politique-fiction.
Les éditeurs ont d'autant plus concentré leur production qu'ils redoutent « le trou d'air préélectoral qui entraîne généralement en littérature un ralentissement, voire un gel des ventes » , souligne le magazine spécialisé Livre Hebdo.
La présidentielle fait éclore une moisson de politique-fictions comme Panique à l'Elysée (Grasset) de Dominique Paillé, Le mirage présidentiel de Guillaume Germain (Bentzinger) ou encore la Cinquième chronique du règne de Nicolas 1er (Grasset) et dernière, assure Patrick Rambaud, quelle que soit l'issue du scrutin !
Écrivains et monde littéraire inspirent aussi. François Weyergans publie Mémoire pleine (Julliard), histoire d'amour entre un écrivain français quinquagénaire et une jeune comédienne de Montréal. Bruno Migdal raconte avec ironie Les petits bonheurs de l'édition : journal de stage (La Différence) et Louis Gardel signe chez Stock Le scénariste. Côté étranger, Adam Langer peint dans Les voleurs de Manhattan (Gallmeister) une arnaque littéraire. Quant à David Lodge, il brosse un tableau désopilant des aventures sexuelles de H.G Wells, défenseur de l'amour libre, dans Un homme de tempérament (Rivages).
Parmi les vedettes de l'hiver, Daniel Pennac recense les évolutions de l'organisme de son héros, de ses 12 ans à sa mort, avec Journal d'un corps (Gallimard). Et c'est sur le calvaire d'une Autrichienne séquestrée pendant 24 ans par son père, que s'est penché Régis Jauffret dans Claustria (Seuil). Dans Les merveilles (Grasset), Claire Castillon décrit la trajectoire délirante d'une femme prisonnière de ses pulsions tandis que la sulfureuse Régine Deforges explore la sexualité des handicapés dans Toutes les femmes s'appellent Marie (Hugo et Cie).
Et des surprises !
Philippe Sollers dépeint dans L'éclaircie (Gallimard) la fascination incestueuse du narrateur pour sa soeur Anne et pour la belle Lucie, récit ponctué de références à Manet, Picasso ou Stendhal. L'art, le désir, le couple et la mort irriguent également le roman de l'Américain Michael Cunningham, Crépuscule (Belfond).
Des surprises émaillent aussi cette rentrée : une nouvelle version du Nom de la rose, voulue par Umberto Eco (Grasset), Nuit (Attila) d'Edgar Hilsenrath, censuré en Allemagne pendant vingt ans, un inédit de Lawrence Durrell Petite musique pour amoureux (Buchet-Chastel) ou un curieux Muss de Malaparte (La Table ronde) sur le fascisme.w Claire Castillon sera en rencontre et dédicaces le 31 janvier à 17h30 à la Fnac de Lille. Idem le 9 février pour Patrick Rambaud.



![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



QUID : Faudrait peut être remplacer G. PARGNEAUX ?? ses déclarations...
Max : Ce qui se passe est hallucinant! le 1er responsable...
BISMARK59 : Tout a fait d'accord avec SVP59, je serai mal dans...
QUID : D.BAERT a déjà gagné cette élection. La légitimité...