Cinéma

Des « Seigneurs » à la peine

Publié le 26/09/2012 à 00h00

Un casting trois étoiles, un sport ultra-populaire, un réalisateur qui n'a plus de places pour les prix sur le manteau de sa cheminée... « Les seigneurs » aurait dû être la comédie de ce mois-ci. Aurait dû.

Des « Seigneurs » à la peine
Un casting trois étoiles, un sport ultra-populaire, un réalisateur qui n'a plus de places pour les prix sur le manteau de sa cheminée... « Les seigneurs » aurait dû être la comédie de ce mois-ci. Aurait dû.


FADETTE DROUARD > fadette.drouard@nordeclair.Fr
Orbéra. Dans le foot, ce nom veut dire quelque chose. Il est celui d'une gloire, une star. Si ce n'est qu'aujourd'hui Orbéra n'a plus grand-chose de sa superbe passée. Alcoolique, dépressif, il a pris en embonpoint ce qu'il a perdu en moral. Ruiné, il n'a même plus le droit de voir sa fille, Laura. L'ultimatum est rude : s'il ne reprend pas pied, un juge lui enlèvera sa fille. Orbéra n'a pas le choix : il accepte le premier job venu et le voilà entraîneur de foot en Bretagne. Sauf qu'à Molène, on est pêcheur avant d'être footballeur. Pour sauver la conserverie de l'île, Orbéra va pourtant tenter le tout pour le tout en réunissant des anciennes stars du foot...


Promesses non tenues
Attention, gâteau à la crème un rien indigeste. Olivier Dahan, célébré internationalement pour La Môme, se lance dans la comédie populaire. Et quoi de plus populaire que le foot, et une histoire de come-back, avec juste un rien de social ? Pas grand-chose... Aligner au casting José Garcia, Ramzy, Franck Dubosc, JoeyStarr, Gad Elmaleh et Omar Sy ? Par exemple. Niveau box-office, donc, Les seigneurs a tout ce qu'il faut pour cartonner. Et le résultat de ces belles promesses ? Une déception, claire. Le grand absent ? Un scénario solide : il manque tout un acte pour s'attacher à ces seigneurs annoncés, avant une fin gentillette. Avec des acteurs en roue libre, à de rares exceptions près, le film ne parvient pas à faire exister le groupe, ne les rassemblant que trop peu à l'écran, privilégiant les saynètes individuelles ou par petits groupes, le tout sans ambition de mise en scène, ou presque. Les seigneurs nous offrent donc quelques sourires, plus que des rires... Un pop-corn qu'on mange sans réelle envie, un gâchis qui se contente de satisfaire, sans aller au delà, une - toute - petite faim de cinéma.w

Nord Éclair