PROPOS RECUEILLIS PAR FADETTE DROUARD > fadette.drouard@nordeclair.fr
Tous ces « gros bras » sur un plateau n'induit-il pas beaucoup de compétition ?
>> Sylvester Stallone : Je les ai encouragés à être en compétition. Parce que c'est leur nature, de se mesurer aux autres, et que c'était finalement pour le bien du film. Il fallait que chacun se montre sous son meilleur jour.
Vos héros savent manier des ogives nucléaires... Mais pas parler aux filles !
>> Sylvester Stallone : Les femmes, c'est beaucoup plus compliqué que le nucléaire ! Ces personnages sont un peu inadaptés, dans la vraie vie, ce sont des losers, leurs familles sont brisées, ils n'ont pas réussi à vivre d'autre chose. Mais ils savent qu'en équipe, ils sont bons. C'est aussi pour ça qu'ils savent qu'ils sont « expandable », qu'ils peuvent passer dans les pertes et profits facilement. Ils sont fatalistes et c'est pour ça qu'ils ont cette manière d'entrer dans la bataille, sans se soucier d'en ressortir, ou non.
Quelle est votre définition du héros. Est-ce la même que celle du guerrier ?
>> Sylvester Stallone : Parfois les hommes se battent contre un sentiment de n'être rien en faisant quelque chose d'héroïque, c'est une façon d'être autre chose qu'un simple homme parmi d'autres. Ils deviennent plus que ce que leur permettait leur vie.
Arnold Schwarzenegger : À chaque fois que quelqu'un accomplit l'impossible, c'est un acte héroïque. C'est Mandela qui dit qu'une chose impossible ne l'est que jusqu'à ce que quelqu'un l'accomplisse. Et peu importe qu'il s'agisse de science, de politique, de sports, de films ou de science.
Il y a beaucoup de genre de héros, et ils ne se battent pas toujours physiquement. Dans ce cas, oui, ce sont des héros, qui s'attachent à faire l'impossible, au risque de leur vie. Et en plus ils le font avec humour !
Jean-Claude Van Damme : Ma définition du héros est simple : c'est celle d'un mec qui croit en quelque chose. Tellement fort qu'il se bat pour sa cause, même s'il a peur. C'est aussi un guerrier. Et un héros pour sa famille et ses amis.
Votre forme physique est impressionnante, mais n'est-ce pas fastidieux de devoir l'entretenir sans cesse ?
>> Sylvester Stallone : C'est un choix, parfois une bataille. Mais la question c'est « est-ce que le plaisir vaut la souffrance ? » Le plaisir c'est celui de la discipline, la souffrance celle de l'entraînement. Mais nous savons aujourd'hui, après toutes ces années, comment marchent nos corps. Nous savons jusqu'où nous pouvons nous laisser aller, un peu, comment être efficace. Mais oui, c'est une discipline contraignante.
Jean-Claude Van Damme : Je ne dirais pas que c'est facile, de garder la forme. Regardez nos visages : ils sont marqués par la douleur et l'usure des exercices. Mais si on enlève nos chemises alors on a l'air jeunes ! Et puis au fil du temps, garder la forme physique... C 'est entré dans nos ADN !
Arnold Schwarzenegger : Quand on s'est entraîné au point où on l'a fait, tous les jours, sans arrêt, le plaisir de rester en forme est immense. Et on devient... Accro. Heureusement aujourd'hui on a fait une telle promotion au fitness qu'il y a des machines partout, ce qui n'était pas le cas avant. Heureusement pour moi ; je n'imagine pas passer un jour sans m'entraîner. C'est comme manger, dormir et faire l'amour : c'est naturel. Ce n'est pas se faire violence que de se mettre à table ; ça fait partie de la vie. Et le bonus c'est qu'à 65 ans... Je peux toujours faire ce genre de films !
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