« Félins » pour l'autre...
Publié le mercredi 01 février 2012 à 06h00
Pas si simple de capturer sur pellicule ces félins, mais le travail du film est remarquable de ce point de vue... Une image tranquille...
Le nouveau documentaire du label Disney Nature nous emmène à la rencontre des félins du Serengeti. Au pied du Kilimanjaro, où se joue tous les jours une lutte féroce pour la survie des espèces, entrecoupée de vrais moments de bravoure et de tendresse.
FADETTE DROUARD > fadette.drouard@nordeclair.fr
C'est un endroit magique. Une terre où la Nature - avec un grand « N » - est préservée, enfin. Une terre du coup, où la faune a repris ses droits et vit comme elle a toujours vécu. Félins s'intéresse donc aux « grands chats » du parc naturel, comme les appellent les Américains. Sur le territoire qui nous intéresse, un fleuve, sinueux et dangereux à loisir, infesté de crocodiles à la mâchoire mortelle. Une frontière naturelle qui divise deux clans de lions. Au Sud celui de Fang, vieux mâle et de Layla, une des lionnes qui y élève sa progéniture, Mara. Au Nord, une troupe de lions, un père - Kali - et ses fils, qui voudraient bien étendre leur territoire. Entre les deux, Sita, femelle guépard qui tente d'élever ses petits, malgré les dangers qui rôdent.
Et au milieu coule un fleuve
Trois histoires qui se croisent, au fil des saisons et des nécessités des uns et des autres. C'est une histoire universelle, qui touche forcément, parce que les félins sont de bons réceptacles pour nos réflexes premiers d'anthropomorphisme. Mais pas seulement. Ce qui nous émeut dans Félins , ce sont les combats pour la survie de ces animaux, et leur attachement à leur progéniture, qui les pousse au courage et parfois au sacrifice.
Et là, il n'est même pas encore question de leur « prêter » des sentiments, ce n'est que leur nature qui s'exprime.
Et quelle nature. Si on peut ne pas être touché par l'histoire que ces images racontent, il est impossible en revanche de ne pas être sidéré par leur beauté. Tournées au plus proche des félins par des équipes qui les connaissent et ont réussi à se faire invisibles, elles sont esthétiquement parfaites. En particulier lorsqu'elles filment ces animaux au plus près, en pleine course ou en simple marche. Avec une bande son qui amplifie le moindre bruit pour parfaire l'expérience, difficile de ne pas se faire la réflexion de la perfection de ces « machines », avant d'admirer leur beauté, simplement. Là où le bât blesse, c'est lorsque le son arrive, Pascal Elbé a beau faire de son mieux, le texte qu'on lui donne à lire ne semble pas dépasser le niveau primaire et frustre les plus grands, vite en manque d'informations plus scientifiques. Malgré tout la musique et l'histoire devrait ravir les plus jeunes, emportés par la narration, pendant que les grands se feront la liste des choses à apprendre sur ces magnifiques Félins.w


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