« La Vérité »... Ils reviennent en force !
Publié le dimanche 29 janvier 2012 à 06h00
Impossible de passer à côté. « La Vérité si je mens 3 » sera vraisemblablement la grosse sortie de cette semaine cinéma. 1 000 écrans, un chiffre pharamineux, pour un film ultra-médiatique, mais pas franchement réussi.
FADETTE DROUARD > fadette.drouard@nordeclair.fr
Ils sont tous là. Si, si. Même Vincent Elbaz, qui avait abandonné son rôle de Dov à Gad Elmaleh pour le deuxième volet, est revenu. La vérité si je mens 3 débarquera ce mercredi (voire ce mardi pour quelques salles) sur 1 000 écrans. Un raz de marée qui suit une tournée promotionnelle qui confinait parfois au matraquage, avec sujets télé et magazine... Mais sans critique donc (voir notre encadré). Heureusement, personne ne peut encore être interdit de salle, et c'est donc lors de l'avant-première à Lille que nous l'avons vu.
L'histoire ? Eddie et ses associés, Dov et Yvan, ont quitté le Sentier pour Aubervilliers. Ils font des affaires toujours plus florissantes, avec plus ou moins de combines.
Concurrence asiatique
Leurs principaux concurrents, ce sont désormais des jeunes grossistes chinois qui cassent les prix et semblent prêts à tout pour faire flancher la concurrence. Mais, pour l'instant, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dov aligne les conquêtes, toujours aussi charmeur, pendant qu'Yvan joue les beaux-pères pour sa fille et pense au mariage avec Karine. Eddie a donc deux enfants avec Sandra, qu'il aime comme au premier jour. Bien sûr Serge est toujours aussi irresponsable, mais aussi aimé de Chochana, naïve et amoureuse. Jusqu'au grain de sable qui va enrayer toute la machine, et mettre en péril l'équilibre de toute la bande. Une histoire de contrebande pour les associés. Et un contrôle fiscal pour Patrick, qui doit jouer les pauvres hères.
Facilités
Sur le scénario, on n'est pas loin du tout des épisodes précédents, en particulier du second, qui marche sur le même principe d'un numéro de comédien et de trahisons. Pour le reste... Tout est à l'aulne de cette redite. Les personnages, au lieu de laisser apparaître des failles, confirment leurs stéréotypes, s'enfonçant dans la lourdeur. Et qu'on ne compte pas sur les acteurs pour les repêcher, ces derniers cabotinent ou font le minimum syndical.
Sur le plan des vannes, la vraie raison pour laquelle on va voir La vérité si je mens 3... Disons que, là encore, c'est du minimum.
Entre lourdeur et prévisible, entre « déjà entendu » et « tombé à plat », même les aficionados n'y trouvent pas forcément leur compte. Et c'est bien ça le souci : même les fans purs et durs ont un avis « tiède » sur le film. Ce n'est pas « irregardable », mais ce n'est pas bon non plus. C'est un retour raté et c'est bien dommage.w



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