Cinéma

« Le Chat Potté », à 7 lieues de Shrek...

Publié le 27/11/2011 à 00h00

Dès son apparition dans « Shrek 2 », on avait aimé ce personnage félin, espiègle et mucho macho. Cette semaine, le voilà qui reparaît donc sur les écrans, dans son propre film. La classe ?

« Le Chat Potté », à 7 lieues de Shrek...
Dès son apparition dans « Shrek 2 », on avait aimé ce personnage félin, espiègle et mucho macho. Cette semaine, le voilà qui reparaît donc sur les écrans, dans son propre film. La classe ?


FADETTE DROUARD > fadette.drouard@nordeclair.fr
Le seul personnage d'animation capable de nous faire craquer d'un simple regard ?
Le Chat Potté. Qui a tout piqué, niveau « yeux de faon pris dans les phares avec larmes prêtes à déborder » à Bambi. C'est l'un des personnages qui faisaient le sel de Shrek 2. Un « secondaire » qui a pris du galon au fil des suites. Ce qui séduit ? Son bagout, bien sûr. Un mélange de macho espagnol, de latin lover et de chat de canapé, avec boules de poils et côté snob au possible. Un gros ego, une fine lame et un charmeur... Tout pour plaire. Devenu l'un de ceux qui comptent dans la série, le chat potté est aussi devenu le premier à bénéficier de son « spin-off ».


Comprenez de sa propre aventure, avec nouveaux amis et nouveaux enjeux.

Chat alors...

Nous voilà donc partis à la rencontre du Chat avant, bien avant, qu'il ne croise la route de Shrek. L'occasion de découvrir, enfin, ce qui a fait notre héros, qui il est au moment où l'ogre le fait participer à ses aventures.
C'est à la faveur d'une rencontre que le Chat va apprendre que ce qu'il convoite depuis des années est enfin à sa portée. Les haricots magiques, qui mènent bien sûr au château des géants par-delà les nuages, sont en possession de deux brigands. La fortune à portée de main, l'occasion pour le Chat Potté de se racheter... D'une histoire encore plus ancienne, avec village mexicain, gardes obtus et mamma latine protectrice. C'est donc dans une aventure sur les chapeaux de roues, entre magie et sentiments forts, que nous entraînent le Chat Potté, Humpty Alexandre Dumpty et Kitty Pattes de velours, entre autres...
Alors, ça donne quoi ? D'abord, le film se rapproche beaucoup plus d'une animation classique, oubliant les références parfois insolentes de Shrek , ce qui, en réalité, faisait l'essence de la saga et les raisons de son succès auprès des adultes...

Coup de chat-peau
C'est donc avec un peu de regret de la part du spectateur et après une introduction « western » pourtant prometteuse, que le Chat Potté prend le chemin d'un film classique, avec rebondissements enfantins. Certes, les références à la culture pop et actuelle de Shrek dataient le film et supposaient une certaine « culture commune ». Mais elles en faisaient autre chose qu'une simple relecture des fables et contes de l'enfance occidentale.
On aurait aimé retrouver plus de cet esprit dans le Chat Potté, qui se révèle finalement, malgré tous les efforts de Banderas pour en faire un héros macho-mais-pas-trop, une peluche pour les plus jeunes. Il y avait du potentiel, et les autres personnages aussi avaient de quoi amener gags et références.
Malgré une belle animation et des scènes de bravoure, comme la pousse du haricot par exemple, le film fait replonger l'animation dans un espace « jeune public » dont elle s'était tirée à grands frais, grâce entre autres au Voyage de Chihiro, Toy Story, Un Monstre à Paris et autres... Shrek. Hélas.w

Nord Éclair