Une centaine d'artistes qui bossent en live
Publié le dimanche 06 décembre 2009 à 06h00
Les créateurs de la débrouille sont aux prises avec une énorme fourmi géante. Ses copines (fourmis) sont beaucoup plus petites, faites minutieusement avec des bouts de briquet et des épingles.
« Attention, vous n'achetez pas seulement un insecte fait de débris et de fragments, vous adoptez un objet pour lequel on vous remet une carte, c'est un engagement ! », prévient l'artiste, très engagé dans le développement durable.
C'est pour ce genre d'histoire qu'on aime la braderie de l'art. Pour une rencontre improbable entre une réalité, nos déchets, et un concept poétique, une fourmi à adopter.
Ce dimanche matin à 6h, les portes se rouvrent pour le grand public, après une nuit plutôt dédiée aux fans d'arts et aux fêtards. La Condition publique porte décidément bien ce week-end son nom de manufacture culturelle. Plus de cent artistes graffeurs, sculpteurs, peintres, designers. Ils créent et vendent leurs oeuvres pas cher. Entre 1 et 250 euros.
On retombe sur des objets d'une rare laideur qu'on avait oubliés : un tableau avec une scène de chasse, des tasses en porcelaine tarabiscotées, un porte-revue biseauté. Miracle de la création (ou délire de l'artiste, c'est selon), ce laideron d'objet deviendra une lampe à poser qui fera l'admiration de vos invités. Vous ne direz pas « c'est moi qui l'ai fait », mais « c'est à la braderie de l'art que je l'ai achetée » . Effet garanti.
Et même si vous n'achetez rien, ça vaut le détour. Les artistes osent peindre "j'aime pas l'école" sur une armoire scolaire. Ils fabriquent des robots plus marrants que ceux fabriqués en Chine et qui vous coûtent un bras pour les fêtes. Ils vous parlent des plis du papier, de carton à sculpter, de vinyles à peindre, d'un monde à rêver. Ça change de la grippe A, du foot et du temps qu'il fait.w
TEXTES : DELPHINE TONNERRE - PHOTOS : HUBERT VAN MAELE
4C'est gratuit Une manifestation de cette envergure et de cette qualité, près de chez soi, ce serait dommage de s'en priver. L'occasion de faire découvrir l'art aux enfants.
4Cette année il y a de très belles pièces Il y a des années comme ça où on est tenté tous les trois stands. Oh, le mobile. Tiens, une table. Waouh, la lampe...
4L'ambiance est cool, assez bobo et branchée (c'est vrai) mais pas prise de tête. Les artistes sont sympas : il faut s'approcher et parler fort mais ils adorent discuter.
8Le parking c'est l'épineux problème de la Condition publique. À chaque grosse manifestation, on s'arrache un peu les cheveux pour se garer. Prévoir de marcher.
8Le bruit Une fois qu'on a compris le principe de la création en direct, les bruits de perceuse et de marteau, ça rappelle le voisin qui bricole le dimanche, ça énerve.
8Les effluves Nez sensibles s'abstenir. Entre les solvants, les colles, la bouffe et le reste, on ne peut pas dire qu'on prend un bol d'air à la braderie de l'art.
PRATIQUE Braderie de l'art, ce dimanche 5 novembre jusqu'à 19h, à la Condition publique, 14 place Faidherbe à Roubaix.
www.labraderiedelart.com


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



svp59 : C'est vous qui inventez cette fable ????? Ou c'est...
lili59150 : « C’est quelqu’un qui m’a dit » que le Suppléant...
Max : S.TIR est-il solidaire de son ami Eric QUIQUET, qui,...
QUID : MS.POUBLON, une candidature qui fait peur à gauche....