Philatélistes de tous horizons et de tous âges, rassemblez-vous !
Publié le dimanche 01 mars 2009 à 06h00
Les timbres, démodés ? Sûrement pas pour les passionnés. Un stand est réservé aux jeunes collectionneurs qui ne viennent pas que pour jouer.
La philatélie moderne se nourrit même des nouvelles technologies.
Titi, Gros Minet, Taz et Bugs Bunny sont les égéries de la fête du timbre 2009, célébrée à Lille ce week-end, dans le grand hall de la mairie. « J'ai demandé à mes petits-enfants de me donner les noms des personnages, je ne les connaissais pas », s'amuse Jean-Pierre Forceville, trésorier de l'association philatélique de Lille. Tenir une collection de timbres demande patience et passion. Hugo, 10 ans, a les deux.
« Son arrière-grand-père lui avait donné des timbres, un album... Et un jour, il y a quatre ans, on l'a retrouvé dans sa chambre en train de tout classer tout seul », raconte Guillaume, son père, encore étonné. « C'est vrai que je trouvais ça un peu vieux jeu comme passion, mais comme il adore et que c'est bien pour la géographie, tant mieux ! ».
Créer des liens entre les générations, c'est justement l'ambition de Pierre Dubremetz, responsable de la section jeune de l'association. Il se rend régulièrement à l'école primaire Michelet pour initier les enfants à la philatélie. Trois des panneaux exposés dans le hall ont d'ailleurs été réalisés par des élèves. « Les timbres sont des vecteurs culturels à travers lesquels on apprend des choses. Je voudrais aborder les collections dans les cours de langue, car la philatélie d'un pays révèle sa personnalité » explique ce retraité, intarissable sur les timbres soviétiques de propagande spatiale ou les timbres allemands à 10 millions de marks de l'époque de l'inflation. Pour faire participer les plus jeunes, il leur propose des jeux. Le coloriage a enchanté Madji, trois ans et demi, surtout attiré par les dessins d'animaux. Mégane et Pauline, élèves de 5e, ont gagné des pochettes de timbres illustrant leur thème favori : les chevaux. Toutes deux membres du club philatélie de leur collège, elles affirment passer 3 à 5 heures par semaine à classer leurs acquisitions. « Pour les chevaux, le mieux, c'est les timbres vietnamiens », détaille Mégane.
« Ils sont très beaux et la race est toujours indiquée. » Avec sa maman, elle a enchéri sur e-bay pour racheter un lot de 1 000 timbres à 16 euros, comme base de collection.
Les nouvelles technologies pourraient contribuer à baisser la moyenne d'âge des philatélistes. Ainsi, la Poste tente de courtiser un public plus jeune avec des services en ligne comme l'édition de timbres personnalisés, à imprimer chez soi.LLe mail n'aura pas la peau du timbre.
JULIE JAMMOT


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