Wattrelos

Défense de locataires et campagne électorale

Publié le 07/05/2010 à 00h00

À l'automne prochain, les locataires éliront leurs représentants dans les conseils d'administration des bailleurs sociaux. Hier, le président de la Confédération Nationale du Logement était en campagne à Beaulieu et a pu constater les soucis des locataires...

Défense de locataires et campagne électorale
À l'automne prochain, les locataires éliront leurs représentants dans les conseils d'administration des bailleurs sociaux. Hier, le président de la Confédération Nationale du Logement était en campagne à Beaulieu et a pu constater les soucis des locataires...


MARJORIE DUPONCHEL > marjorie.duponchel@nordeclair.fr
Le tour de France de Serge Incerti-Formentini, président national de la CNL, s'est arrêté hier à Beaulieu. L'idée était de montrer sur le terrain, au plus près des habitants, que l'association de défense de locataires fait tout ce qu'elle peut pour régler les soucis inhérents à la réhabilitation. On peut dire qu'il n'a pas été déçu : Stéphane Rumas, président de l'Union locale de Roubaix et Brigitte Henneuse, responsable de l'antenne de Wattrelos, ont mené leur président au coeur de la contestation, actuellement concentrée dans les immeubles de la rue Turgot. La réhabilitation des 60 logements touche ici à sa fin, mais les motifs de mécontentement sont nombreux : « Regardez ça ! Pour accéder à l'immeuble, c'est un vrai chantier, montre un locataire. Et les courants d'air, je vous dis pas ! Les travaux de finition, c'est même pas la peine ! »
Manque de considération


Invité à cette rencontre, le directeur régional de Vilogia, Gonzague Noyelle, a tenté de rassurer les locataires, en indiquant que le chantier n'était pas terminé et qu'il serait vigilant sur la réception des travaux. Il a indiqué aussi que les entrées seraient aménagées en attendant les travaux de résidentialisation qui sont du ressort de LMCU. Ce que dénonce la CNL, comme les autres associations de locataires présentes sur le quartier (CGL, DAL) c'est le manque de considération envers les habitants : « Les entreprises méprisent les gens : elles n'honorent pas toujours les rendez-vous alors que des congés ont été posés pour les recevoir, elles commencent les travaux, laissent tout en plan et reviennent quinze jours plus tard, c'est inadmissible ! » peste Mme Henneuse.

Reprise du dialogue
Pour faire la preuve par l'exemple, une locataire fait visiter son logement et montre les incohérences, comme ce trou percé dans sa salle de bains pour poser une VMC, qui attend d'être installée depuis... six mois ! « Je n'en peux plus de vivre ici et regardez la vue : c'est déprimant ! Et je ne vous parle pas des voitures incendiées ! » L'augmentation des loyers est aussi un sujet qui fâche à Turgot comme à Briand, où la réhabilitation a commencé. « On paye une réhabilitation qui aurait dû être faite il y a au moins 15 ans ! » regrette un locataire. Gonzague Noyelle tempère en précisant que les travaux réalisés vont aussi permettre de faire des économies d'énergie, et donc de diminuer les charges. Si les soucis de la réhabilitation ne sont pas nouveaux, cette rencontre a au moins permis de dialoguer, ce qui semble faire défaut ces derniers temps dans le quartier, selon les associations de locataires.w

Nord Éclair