Environs de Villeneuve d'Ascq

Le collège Jean-Zay retrouvera un(e) principal(e) à plein temps

Publié le 19/06/2012 à 00h00

L'information est tombée discrètement en milieu de semaine, relayée par Nicolas Lebas, le maire, au conseil municipal. Pour l'équipe de parents d'élèves mobilisée depuis plus d'un an, c'est une bonne nouvelle. Mais leur protestation continue.

Le collège Jean-Zay retrouvera un(e) principal(e) à plein temps
L'information est tombée discrètement en milieu de semaine, relayée par Nicolas Lebas, le maire, au conseil municipal. Pour l'équipe de parents d'élèves mobilisée depuis plus d'un an, c'est une bonne nouvelle. Mais leur protestation continue.



Un principal en poste à mi-temps sur chacun des deux collèges de la commune, une conseillère principale d'éducation à mi-temps également : voilà plus d'un an que les parents d'élèves dénoncent cette réduction de moyens d'encadrement. Et se heurtent inlassablement au mur du rectorat.
Pourtant, cette semaine, la forteresse semble s'être lézardée, laissant échapper une drôle de nouvelle : après trois ans à mi-temps, le poste de principal va de nouveau passer à plein temps à la rentrée de septembre.


« On peut considérer que l'académie et le rectorat ont peut-être entendu qu'une autre politique était attendue dans l'Éducation nationale, réfléchit tout haut Christian De Ruyck, membre de la FCPE du collège. Le plus difficile, c'est le premier pas. Ensuite, il suffit d'aider à effectuer les pas suivants ! » Car si cette avancée significative est accueillie avec satisfaction par les parents d'élèves, elle reste insuffisante à l'heure des comptes : « Il nous manque toujours une CPE à plein temps, reprend Christian De Ruyck. En 2008-2009, le collège comptait 272 élèves et deux cadres de direction à temps plein. En septembre, 310 élèves sont annoncés. De nombreux élus du secteur nous soutiennent. Le conseil général aussi en donnant des moyens pour que le collège fonctionne. Seul le volet de l'État n'est pas rempli ... »
« Le climat est plus tendu
qu'à mon époque »

À ses côtés, Pascal, qui a fréquenté Jean-Zay de 1985 à 1990, est venu soutenir le mouvement. « J'y ai passé mes meilleures années, sourit-il. Je suis revenu depuis peu à Faches-Thumesnil, j'ai entendu parler des problèmes d'encadrement et j'ai appris qu'une classe de cinquième était menacée. Le climat est plus tendu qu'à mon époque. » Alors la mobilisation continue, d'autant qu'un autre motif d'inquiétude est apparu.
Le lycée Averroès de Lille va ouvrir deux classes de sixième à la rentrée. « Or, pointe Christian, en tant que lycée, il était à bonne distance des autres. Mais la section collège s'implante sur le secteur de Jean-Zay. Beaucoup d'élèves de chez nous viennent de Lille sud. Si notre collège continue de perdre des moyens, face à un autre établissement qui veut ouvrir des classes de cinquième, quatrième, troisième dans les années à venir, les choses ne vont pas s'arranger... »w

Nord Éclair