Une chaise vide, un hommage et un retour aux affaires courantes
Publié le vendredi 10 février 2012 à 06h00
Une minute de silence a été observée en mémoire de l'adjoint à la culture dont la place a été fleurie.
Programmé depuis plusieurs mois lundi soir, le conseil municipal est arrivé quelques jours après le décès de Michel Mazzola. C'est autour d'un siège vide que les élus se sont retrouvés pour rendre un dernier hommage à leur vieux compagnon de route.
Cet avenir qui s'annonce comme une page blanche, Michel Mazzola n'est donc plus là pour l'écrire. Mais pour lui qui aimait reprendre de célèbres citations sur Facebook, « une page blanche est remplie de chemins ». Reste à trouver la bonne direction. Pour cette année 2012, la commune a misé sur celle de la prudence en élaborant un budget raisonnable, suffisant pour assurer la transition vers des années qui s'annoncent riches en investissements.
Voilà pourquoi les grandes dépenses se limitent à 2,5 M E (6,7 M E en 2011). Elles concerneront le remboursement du capital de l'emprunt (337 000 E), les travaux d'accessibilité dans les écoles et équipements publics (474 000 E), l'éclairage public (332 500 E) et l'étude préalable à la construction de la médiathèque à laquelle l'adjoint à la culture tenait tant (400 000 E). Pour financer ces projets, la municipalité s'appuiera, notamment, sur un emprunt de 1,6 M E et sur 340 000 E de virement de la section de fonctionnement.
Du côté du fonctionnement, justement, le budget s'équilibre à 16,2 M E (15,9 M E en 2011). Les recettes proviennent avant tout des impôts et taxes (9,1 M E, + 3,45 %, alors que la commune n'augmente pas ses taux), des dotations et subventions (5,3 M E, + 0,28 %), et des produits de service, autrement dit, de la participation des Ronchinois aux associations, centres sociaux, activités sportives ou culturelles (1 M E, + 2,7 %).
Les dépenses de fonctionnement, elles, concernent les charges de personnel (9,9 M E), et d'entretien (4,3 M E, - 3 %) : 886 000 E d'électricité, 312 000 E d'entretien des bâtiments, 360 000 E de contrats de prestations de services avec des entreprises... Sans oublier la subvention au centre communal d'action sociale de 483 000 E.
Ce défilé de chiffres a été salué par le groupe communiste de Jocelyn Gérard. « C'est un bon budget de transition, d'attente, modeste, prudent mais pas austère. L'avenir est incertain. Les besoins sociaux vont-ils exploser, les communes vont-elles devenir de super CCAS ? Dans ces conditions, la ville retient son souffle et prend son élan avant de lever de terre de gros projets comme la piscine et la médiathèque qui pourraient plomber ses finances. » Céline Durot (opposition Rassemblement citoyen), voit en ce budget « une preuve de plus que la commune reste dynamique et solidaire malgré les incertitudes qui planent ». L'élue d'opposition espère juste que le recours à l'emprunt « ne pénalisera pas les finances ».
Raphaël Vial (opp. Les Verts), a approuvé « un choix de prudence tout en préservant le service public de qualité et la vitalité des associations » . Après tout, comme disait le prophète, « ceux qui veulent réussir trouvent les moyens, les autres trouvent des excuses ».
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