La cérémonie était retransmise en direct dans une autre église de la commune.
Un « compagnon d'une stature exceptionnelle, a rappelé l'abbé Sénat, engagé pour le vivre ensemble au service de la commune. Il voyait dans les différences non pas une rivalité, mais une complémentarité, une richesse ».
Cet humanisme qui le poussait à « réfléchir à un autre modèle de société » a guidé la vie de ce passionné de lettres et de voyages qui aimait tant refaire le monde au fil de longues discussions.
Sa fille Eugénie l'a accompagné dans ses pérégrinations ces dernières années. Elle s'est souvenue de ces séjours à Cuba, en Chine, dans les pas de ce père qui jouait volontiers au guide spirituel.
« J'ai toujours parlé de tout avec lui, a-t-elle murmuré à côté de son portrait, posé devant le cercueil. À travers tous ces moments passés avec lui, j'ai compris que chaque personne a une valeur et qu'il faut se battre pour le respect. C'est un héritage inoubliable, du papa le plus extraordinaire que j'aie eu la chance d'avoir. »
« Un compagnon de 35 ans »
Dans une cérémonie marquée par la puissance des différents témoignages, le maire, Alain Rabary, a tenu à saluer l'un de ses plus fidèles amis. « Un compagnon de 35 ans », rencontré au début des années 1970 au sein de la section socialiste ronchinoise. Les deux hommes avaient rejoint l'équipe municipale en 1977 et n'en sont jamais sortis, l'un devenant premier magistrat en 2006, l'autre son fidèle bras droit pendant deux ans.
Redevenu adjoint à la culture en 2008, Michel Mazzola avait piloté de nombreux dossiers comme la création de l'auditorium, l'agrandissement de l'école de musique ou la mise en place de l'Automne culturel.
Ces derniers mois, il voyait enfin se concrétiser le vaste chantier de la médiathèque auquel il tenait temps et qu'il ne verra pas aboutir. « De ta médiathèque galactique où tu côtoies désormais ceux que tu as vénérés, a lancé Alain Rabary en guise de dernier hommage, éclaire-nous pour un projet bien poli, bien façonné et rayonnant sur notre cité. Nous te le devons, nous le ferons. Adieu l'ami, adieu Michel, adieu mon frère.
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