Frédéric Ponthieux a rencontré Florence Cassez dans sa prison
Publié le mercredi 03 mars 2010 à 06h00
Frédéric Ponthieux professeur de guitare à l'école de musique de Mons-en-Baroeul, mais aussi comme instrumentiste et compositeur, a créé « United artists for Florence Cassez ». Il s'est rendu à Mexico où il a rencontré la Béthunoise incarcérée pour des crimes qu'elle nie.
« Aller au Mexique pour y rester seulement 48 heures peut paraître étrange », reconnaît Frédéric Ponthieux. Si ce professeur de guitare de l'école de musique de Mons-en-Baroeul a traversé l'océan, c'est que Florence Cassez « en avait exprimé plusieurs fois le souhait lors de nos conversations téléphoniques ». Mais pas seulement : « Quand on connaît le dossier de Florence, les preuves de son innocence sont tellement flagrantes qu'on a du mal à comprendre l'obstination des autorités mexicaines. Il est indispensable d'aller sur place pour comprendre ce qui se passe. C'est une culture différente, une façon de penser différente, des rapports de forces différents. Comprendre cette différence est utile pour être efficace dans l'action... dans ce combat qui est bien loin d'être fini. »
Poésies émouvantes
Le 16 février, Frédéric se présente au « Centro femenil de readaptation social » de Tepepan. « L'accueil est très bureaucratique mais correct, admet-il. Il faut être inscrit depuis plusieurs jours sur le registre des visiteurs. Par exemple, l'équipe de M6 de Zone Interdite n'a pas pu entrer faute d'inscription. C'est moi qui leur ai servi de boîte aux lettres. J'avais des courriers des parents de Florence et de ses amis, des coupures de presse, et aussi un coffret de poésies écrit par les enfants des écoles de la ville de Lens. Florence a été très émue en lisant les textes des élèves. Elle est très surprise du retentissement qu'a son affaire en France. Elle a du mal à imaginer que tant de gens inconnus se mobilisent pour elle. En même temps elle leur en est très reconnaissante. » Vu de l'intérieur de la prison de femmes de Mexico, l'univers est très différent : « Je vis au jour le jour. J'essaie de me créer un espace qui me préserve... un espace de paix, lui a déclaré Florence. Je m'efforce de mettre à l'écart les moments de détresse, les mauvaises idées. Ainsi, je survis. » Dans cet univers très noir, il y a quelques petites lumières qui permettent d'espérer. Florence, qui est une détenue modèle, entretient d'excellents rapports avec ses gardiens. La parution de son livre À l'ombre de ma vie, semble fissurer le rapport de forces établi dans les médias mexicains.
En France, tous les exemplaires disponibles du livre ont été vendus en quelques jours en attendant la traduction espagnole qui devrait être prête dans quelques semaines. Si au niveau des autorités mexicaines, pour l'instant, c'est le silence radio, on commence à entendre Florence sur les ondes mexicaines.
La certitude que « la Française » est coupable, entretenue par les médias, se lézarde peu à peu.
Un concert de soutien
Pour Frédéric, c'est une raison supplémentaire d'espérer. Le 10 avril, il organise au Steenmeulen, à Terdeghem, près d'Hazebrouck, un concert de soutien à Florence Cassez avec les artistes du collectif et le 6 mai une « flash mob » à Lille avec le slogan « le 6 mai on s'y met tous !
». Il regroupe des sportifs qui vont, à travers la rue Nationale, rejoindre des musiciens, Grand'Place. Le combat continue.w



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lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
jeanALille : moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables...
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