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FACHES THUMESNIL

Jean, 74 ans, fan de volley-ball

Les premiers clichés de l'équipe du club dans la presse. À l'époque,  la terre battue de la place Hugo faisait office de terrain. Les premiers clichés de l'équipe du club dans la presse. À l'époque, la terre battue de la place Hugo faisait office de terrain.

À presque 75 ans, Jean Bouxom est venu, comme à l'accoutumée, à la rencontre des joueurs de volley-ball qui s'entraînent tous les mardis soirs à la salle Dumas à Faches. Il a participé à la fondation du club et a joué longtemps avant de prendre sa « retraite », mais le sport est resté dans son coeur.




À la retraite depuis 1995, Jean est un personnage « overbooké » comme on dit. Entre le Comité des jumelages, le Comité des fêtes, la section nordiste de la Fédération des retraités de l'artisanat et le club de volley-ball dont il reste président d'honneur, il n'a pas une minute à lui.
Et en dépit de la retraite, Monique, son épouse, ne le voit guère plus qu'avant !


Sa rencontre avec le volley a eu lieu lorsqu'il était responsable des jeunes du cercle paroissial. « Au départ, on était une quinzaine de jeunes. On jouait au tennis de table, au billard, au babyfoot, là où il y avait un café à la place de Robidez, dans le temps. Un jour, Jacques Lefebvre est venu me proposer de créer une équipe de volley. Il s'occupait de la Jeunesse ouvrière chrétienne de Saint-André et venait d'emménager à Faches après son mariage. Et tous, on a lâché le tennis de table pour faire du volley. J'avais 19 ans à l'époque, on s'entraînait dans la cour en terre battue du patronage et les matches, on les jouait sur la place Victor-Hugo. »
8 à 10 heures par semaine
À 24 ans, après un service militaire de deux ans et demi, il épouse Monique qu'il a rencontrée à la kermesse paroissiale. « On a encore la photo, avec le filet de ballons de volley au-dessus de nos têtes ! » Peu de temps après, il s'installe à son compte comme artisan couvreur. « Le volley, ça me sortait de mon boulot, sinon, je faisais des devis jusqu'à 8 à 9 heures le soir », se rappelle-t-il. Combien de temps y passait-il ? « Quelque 8 à 10 heures par semaine, en comptant les samedis après-midis et les matches le dimanche. Tout ça en plus des horaires de travail ! » Le moment le plus fort qu'il ait vécu au club ? « On a eu une équipe féminine qui a bien progressé et qui a joué la montée en national 3 en 1994. À cette époque on dénombrait jusqu'à 150 membres dans le club ! » se souvient-il avec émotion. Il y a eu aussi avril 1989. « Nous avions organisé la finale des championnats de France cadets. Les équipes venaient de partout en France et arrivaient en gare de Lille. On avait demandé au chef de gare un accueil personnalisé pour chaque délégation qui arrivait : et toutes ont eu un petit mot de bienvenue à leur arrivée en gare ! » Jusqu'en 1985, Jean pratique ce sport assidûment avec l'équipe de vétérans. Mais il doit bientôt renoncer à cause d'un problème d'arthrose au coude. « Quand je jouais, ça allait mais ensuite il fallait que je prenne des cachets pour supporter la douleur, alors je me suis arrêté ». Il a cependant continué d'entraîner les équipes et « managé » les jeunes lors des déplacements. Mais il n'a pas arrêté le sport pour autant : il a opté pour le cyclisme. « Mais en solo parce qu'à 4 ou 5, j'ai essayé : il y en a toujours un pour tirer l'autre et aller plus vite et après on met deux jours à s'en remettre ! » avoue-t-il, en riant. Son meilleur souvenir reste la naissance de ses quatre enfants auxquels il a essayé de transmettre sa passion du volley. Ses projets ? « Profiter d'être en pleine forme et goûter au bonheur de pouvoir rejoindre son pied à terre en Haute-Savoie le plus longtemps possible. »w


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