Villeneuve d'Ascq

Les hirondelles ont fait leur nid au lac du Héron

Publié le 21/07/2012 à 00h00

Dans cette série d'été, nous vous emmenons avec l'aide des écogardes de l'Espace naturel Lille métropole à la découverte des espèces rares observables à Villeneuve d'Ascq. Premier volet : hirondelles et martinets.

Les hirondelles ont fait leur nid au lac du Héron
Dans cette série d'été, nous vous emmenons avec l'aide des écogardes de l'Espace naturel Lille métropole à la découverte des espèces rares observables à Villeneuve d'Ascq. Premier volet : hirondelles et martinets.


ISABELLE DUPONT > isabelle.dupont@nordeclair.fr
Les hirondelles sont des espèces protégées et la chaîne des lacs a la chance d'attirer trois espèces. La plus commune : la Rustique ou Cheminée, un peu moins commune la Fenêtre, reconnaissable à sa tache blanche, justement en forme de fenêtre, au derrière. Et la plus rare, la Rivage, qui niche dans les talus de sable ou de terre meuble.
Comme le veut l'adage, l'hirondelle débarque sur la Chaîne des lacs à la fin avril, pour n'en repartir qu'en septembre, « mais comme les martinets, elles partent de plus en plus tard à cause des hivers doux. Elles hivernent en Afrique méridionale » explique Virginie Ledez, responsable des écogardes de l'ENLM. Ces derniers surveillent le petit oiseau de près dans le cadre de Bips (Biodiversité Périurbaine in de stadsrand). Ce projet, lancé en septembre 2009, dans le cadre du programme européen INTERREG IV A, vise à encourager la coopération transfrontalière. Il réunit 7 partenaires belges et français pour travailler au développement et à la gestion de la biodiversité périurbaine transfrontalière. « L'hirondelle est une espèce cible », confie Magali Roche. À ce titre, l'an dernier, les écogardes ont consulté les agriculteurs qui font partie du circuit des fermes ENLM pour répertorier le nombre de nids.



Des nichoirs
Avec l'idée à terme d'y déposer des nichoirs car le mal qui guette l'hirondelle, c'est le manque d'habitat. « Aujourd'hui les fermes, les greniers sont fermés, calfeutrés. On met du PVC partout, et les hirondelles ne peuvent plus faire leur nid. » Sans compter les pesticides et autres insecticides qui les empoisonnent. Il faut du bâtiment pour l'hirondelle. Pas question pour elle de nicher dans un habitat naturel. Et Magali Roche de rappeler, « il est interdit de détruire les nids sous peine de se voir administrer une amende de 1000 E. Les gens les détruisent parce que ça salit, or il suffit d'installer une planche 10 cm en dessous du nid. » Le martinet a le même régime que l'hirondelle et migre aux mêmes périodes. Comme elle, il est protégé. Sa particularité ? Il niche en hauteur « car il a de toutes petites pattes qui ne lui permettent pas de décoller facilement, alors il préfère se laisser tomber d'assez haut », explique Magali Roche. Il dort et se reproduit en vol et est fidèle pour la vie, lui ! Il arrive même qu'il utilise le même site de nidification pendant 15 ans. Il aime nicher dans les trous d'aération, les fissures des murs... Il est reconnaissable à ses ailes en forme de boomerang. L'espèce observable au lac du Héron est la plus commune : le Martinet noir.
Ce dimanche (lire ci-dessous), l'ENLM propose une sortie à la découverte de ces deux espèces. Et cerise sur le gâteau, vous pourrez confectionner un nid d'hirondelles avec des herbes séchées et de la terre. « L'hirondelle met huit jours à faire son nid, elle récupère des crins, des poils d'animaux, de l'herbe séchée et elle malaxe la terre dans son bec », indique Magali Roche. Rendez-vous à 14 h 30 sur le parking au pied des moulins.
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