Villeneuve d'Ascq

Une start-up qui booste les réseaux

Publié le 22/03/2012 à 00h00

Une start-up qui fait travailler des génies du réseau social Facebook : une perle rare dans l'Hexagone. Elle s'appelle Hobbynote, vient de réaliser une première mondiale pour le compte de La Redoute, et, surprise, ses modestes locaux sont basés dans la ville nouvelle.

Une start-up qui booste les réseaux
Une start-up qui fait travailler des génies du réseau social Facebook : une perle rare dans l'Hexagone. Elle s'appelle Hobbynote, vient de réaliser une première mondiale pour le compte de La Redoute, et, surprise, ses modestes locaux sont basés dans la ville nouvelle.


MORAD BELKADI > morad.belkadi@nordeclair.fr
Une soirée de 2010. Une idée en l'air lancée par deux collègues. Un site Internet créé dans la foulée. 100 000 connexions en 48 h, les serveurs d'OVH craquent. L'histoire fait le tour du web. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Ceux qui connaissent la genèse de Facebook verront forcément des parallèles avec l'aventure de Nicolas Blondel et Pierre Berghof, qui ont agité tout le monde des réseaux sociaux il y a deux ans. Et ce, en proposant de recréer l'affiche du film The Social Network - consacré justement au réseau de Marck Zuckerberg - en une grande mosaïque composée des photos de profils des membres de Facebook. Le concept de la mosaïque a fait un tabac, si bien que les deux complices ont été contactés plus tard par des géants comme Universal. Le label de musique voulait la même idée pour une affiche annonçant un concert de Justin Bieber. Même Facebook les a appelés pour les remercier...
« Puissance du réseau » « C'est là qu'on a pris conscience de la puissance du réseau, rien qu'avec une petite application on a pu drainer un monde incroyable » , peine encore à croire Nicolas Blondel. De là est donc née l'idée de se lancer dans cette activité. Hobbynote était née. Basée aujourd'hui à Villeneuve d'Ascq, rue Jean-Baptiste Bonte, elle emploie sept salariés. Raison d'être de la société : aider les entreprises à négocier le virage du Web 2.


Leur permettre d'envahir Facebook, Twitter et autre Google +, pour fédérer tous les fans d'une marque.
Depuis, les deux gérants d'Hobbynote ont fait leur petit chemin, avec de gros clients. Car selon Nicolas Blondel, l'entreprise dispose d'une compétence que peu de ses concurrents en France possèdent. « Beaucoup de gens se réclament expert en réseaux sociaux. Ils savent effectivement mettre une page "fans" en place, faire de l'animation... Mais derrière, dès qu'il y a de la technique et du développement, c'est plus difficile. Nous, nous avons la technique », se targue Nicolas Blondel.
Chez Hobbynote, il y a des cerveaux, des spécialistes du code, de différents langages informatique. Ils en ont donné la preuve ces jours-ci avec une première mondiale. Même les cracks de la Silicon Valley ne l'ont pas encore réalisé. Une prouesse développée pour le compte de La Redoute. Ils ont réussi à transférer l'application de chat Facebook directement sur le site de e-commerce de l'enseigne. C'est-à-dire qu'un utilisateur qui commande un article depuis le site de La Redoute peut dialoguer avec ses amis sans quitter la page, montrer les clichés d'un vêtement, savoir si ses amis l'aiment ou pas. « En fait, c'est comme si la personne faisait du shopping en vrai avec un(e) ami(e) », résume le cofondateur d'Hobbynote.
Il aura fallu de longues heures de développement pour y parvenir. Ça n'a pas vraiment été une partie de plaisir. Même la direction de Facebook semblait surprise par cette initiative et l'a immédiatement approuvée. On parle déjà d'une nouvelle tendance : le « social shopping » ou « shopping communautaire ».
Hobbynote ne compte pas en rester là. L'entreprise imagine déjà des comptes clients de e-commerce, qui puissent reprendre toutes les informations de votre session Facebook. Vos goûts, les goûts de vos amis : tout peut être répertorié. « Si l'anniversaire de votre ami arrive bientôt, l'application peut vous le rappeler, et on peut avoir des idées de cadeaux grâce aux éléments qu'il a laissés sur Facebook. Si votre ami a indiqué qu'il aimait les Rolling Stones, on pourra lui offrir un tee-shirt du groupe. Il y a peu de chance de se tromper ». Un business redoutable.
L'entreprise fondée par les deux acolytes est en pleine croissance, et cherche désormais des locaux plus grands. « Il faut dire qu'on a commencé dans le couloir de la maison des parents de mon associé », glisse Nicolas Blondel. Pas de quoi rougir. Après tout, Apple a bien vu le jour dans un garage de Californie...w www.hobbynote.com

Nord Éclair