Quand la création pétille !
Publié le lundi 02 janvier 2012 à 06h00 - FÉLIX PENNEL > villeneuvedascq@nordeclair.fr
Depuis septembre, Julie Bailleul s'est lancée comme auto-entrepreneur. Un pari pour cette jeune femme de 25 ans qui pétille de projets et d'ambitions. Plusieurs dizaines de clients ont déjà adopté sa marque Diabolo Grenadine et elle espère bientôt en vivre.
Sur un chariot, des dizaines de modèles attendent de trouver preneur. Sur la table, la machine à coudre reprend son souffle. Sur l'étagère, des étoffes de tissu de toutes les couleurs font virevolter l'imagination de Julie Bailleul. Voilà à peine quatre mois qu'elle a lancé sa petite entreprise, Diabolo Grenadine, mais elle n'a pas perdu de temps !
Du haut de ses 25 ans, la jeune créatrice s'est d'abord formée au modélisme et stylisme à ESMOD à Roubaix avant de faire ses classes à Paris puis Wasquehal.
Mais elle déchante rapidement. « Comme styliste, tout ce que je créais était trop cher pour les entreprises. Comme modéliste, le métier est beaucoup trop informatisé », déplore-t-elle. C'est ainsi qu'elle est retournée à une activité plus artisanale et indépendante. Et elle adore.
« Ça me procure énormément de plaisir, je suis toujours très contente de ce que je fais, surtout quand je trouve un client que ça intéresse ! » se réjouit-elle. Au départ elle ne faisait que des vêtements pour femmes avant de se diversifier sur les vêtements petites filles de trois mois à 12 ans. Et n'imaginez pas qu'elle ne fasse que des petites jupes... « J'adore les petites robes, c'est vrai, mais je fais aussi des petits bodys, des chemises, des bavoirs, des doudous... En fait, dès qu'un client me suggère quelque chose, je le fais, poursuit Julie. J'ai un style coloré, et j'aime mélanger les matières comme le velours et le coton pour les faire découvrir aux enfants. En fait, mes créations sont ludiques ! » Ses prix vont de 10 E le body à 80 E le manteau.
Pourtant, ce métier était loin d'être une vocation pour elle. « Au début, je voulais être prof de danse avant de vouloir enseigner le parapente...Mais je n'avais pas les bons genoux pour ça », glisse-t-elle sans rire. C'est au Salon de l'éudiant qu'elle trouve finalement sa voie.
Elle ne vit pas encore de son activité mais compte une vingtaine de clients, dont certains constituent un noyau de fidèles. « Ce que les gens aiment, c'est que je peux personnaliser mes créations, adapter les formes, les tailles et les couleurs à chacun », lance-t-elle. Le bouche à oreille constitue l'essentiel de sa communication, avec son blog qui permet d'entrer en contact avec les acheteurs.
Son rêve : ouvrir un atelier-vente. « Je l'imagine très chaleureux, avec plein de couleurs. Ce sera un endroit où on peut toucher aux vêtements sans se faire gronder. J'apprécie le contact avec les clients, pouvoir discuter, poursuit-elle. D'ailleurs, quand un client n'habite pas très loin, je me déplace pour lui remettre en main propre. »w www.diabologrenadine.centerblog.net



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