Report'âges en Nord, l'autre vie de Vincent Camus
Publié le samedi 07 août 2010 à 06h00
Cet ancien directeur financier a tout plaqué pour vivre de sa passion : la photo. Il se propose d'immortaliser les moments de vie précieux, avec un credo : la qualité à des prix accessibles.
ISABELLE DUPONT > isabelle.dupont@nordeclair.fr
Qui n'a pas pensé un jour de tout plaquer pour changer de vie ?
Vincent Camus en a rêvé et il l'a fait. Pourtant cet autodidacte avait réussi à gravir tous les échelons de l'entreprise, d'abord chez Boulanger où il avait commencé comme simple comptable. Un beau parcours qui le mène au poste de directeur financier au bout de 13 ans. Puis, il devient responsable administratif dans une boîte de payback (terme qui désigne un délai de récupération de trésorerie) à Wasquehal puis à Roubaix... « Je cogitais depuis 10 ans, j'ai toujours eu envie d'entreprendre, raconte ce papa de 41 ans, mais il faut trouver la bonne idée qui va vous pérenniser. » Il ne pense pas immédiatement à vivre de ce qui est sa passion depuis toujours, la photo. « Je me disais "le marché est bouché", il y a 62 photographes officiels sur le Nord, sans compter ceux qui pratiquent la photo en plus d'une activité annexe. » Mais finalement il trouvera son propre créneau, la photo de qualité, à prix accessible.
Et surtout, il a la bonne idée de démarcher les parcs de jeux couverts pour enfants. Il réalise ainsi des reportages photos et vidéos des anniversaires. Et l'aventure démarre rapidement. En mars 2009, il quitte son emploi, et un an plus tard, il lance son activité, avec l'aide de la BGE (Boutique gestion espace). « On a fait l'étude de marché ensemble, vu quels types de produits proposer... » Il prend alors le statut d'auto-entrepreneur.
« C'est un système qui facilite les choses mais en contrepartie, il faut savoir tout faire : commercial, comptable, juriste, chargé du marketing... Heureusement, mes années de comptabilité me servent. »
Enregistré en dix minutes
sur Internet
En 10 minutes sur internet, le voilà enregistré. Il n'a que deux choses à déclarer : les recettes et les dépenses. Et l'homme s'est lancé avec bonheur, même s'il s'avouait un peu stressé au départ, « j'ai fait partie de beaucoup de comités de direction, j'avais le stress du conseil d'administration. Là, ce n'est pas du tout le même stress. » Une relative sérénité qu'il doit à une bonne préparation. « Il y a quatre mois j'avais tout un panel de marchés possibles, j'étais dans le vague. Aujourd'hui, je me sens un peu plus à l'aise, même si ce n'est pas facile de vendre son produit, c'est un exercice de style. » Aujourd'hui, les affaires marchent plutôt bien, il a signé avec deux parcs de jeux, et envisage maintenant les crèches. Il travaille aussi avec les maisons de retraite et espère démarcher des entreprises. En attendant, son agenda de septembre est déjà rempli, par les mariages : « Le but, c'est de rendre accessible la photo le plus largement possible. C'est trop souvent un univers élitiste. »
Bientôt une SARL
Et face aux demandes, il envisage de passer SARL, « le statut d'auto-entrepreneur est limité dans le temps et il ne faut pas dépasser un chiffre d'affaires de 32 000 E » et rêve déjà de recruter, « pourquoi pas embaucher quelqu'un pour les prestations de mariage, voire par la suite un informaticien et un commercial. J'ai un concept, je ne suis pas juste photographe, je sais que je ne ferai jamais de photographie d'art. Mon but, c'est de grandir. » C'est tout le mal qu'on lui souhaite. w



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lorenzo : 4 bidons villes roms de Tourcoing (Union, friche Thirion,tour...
lorenzo : Bonjour ,Dans votre article vous n'abordez pas d'autres...
jeanALille : moi ça me rappelle la scène dans le film Intouchables...
sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...