Le Jardin de Cocagne inauguré ce soir
Publié le mardi 22 juin 2010 à 06h00
Jean-Louis Poillion, lauréat 2010 du Réseau Entreprendre Nord, sur le terrain du Jardin de Cocagne à la Haute Borne.Photo arhives NE
Depuis deux ans, Jean-Louis Poillion porte le projet à bout de bras. Le Jardin de Cocagne de la Haute Borne sera inauguré ce soir. L'occasion de réunir les différents partenaires qui ont donné naissance à cette exploitation maraîchère d'insertion sociale et professionnelle.
MARIG DOUCY > marig.doucy@nordcelair.fr
Quelle est la vocation d'un Jardin de Cocagne ?
>> Il permet à des adultes de se (re)construire. C'est une structure tremplin. La culture de la terre est utile et valorisante. Les salariés, liés par un CUI (Contrat unique d'insertion), travaillent la terre 24 à 26 heures par semaine selon leur âge. Leurs contrats peuvent être reconduits douze mois puis six lmois, soit deux ans en tout. Une fois que la personne a défini un projet professionnel, elle quitte le Jardin de Cocagne. Ce projet n'est pas forcément dans le domaine agricole, certains s'orientent vers le bâtiment, la décoration d'intérieur, les espaces verts...
Combien de personnes ont été recrutées depuis le démarrage du Jardin en mars 2010 ?
>> Dix personnes ont signé un contrat aidé pour l'instant. Deux permanents ont été embauchés : un encadrant technique, Guy de Moraës, et une conseillère en insertion professionnelle, Marielle Halipré. Pour ma part, j'exercerai bientôt les fonctions de directeur.
Le Jardin de Cocagne est porté par une association et ses adhérents ?
>> C'est ça. L'association Solidarité et Initiative a été créée en octobre 2009, 60 personnes y ont adhéré lors de l'assemblée constitutive. La plupart sont des abonnés potentiels (lire notre encadré, ndlr). Le conseil d'administration est composé d'acteurs sociaux, de chercheurs, d'étudiants, d'entreprises...
En quoi cette composition est-elle révélatrice ?
>> Elle reflète les différents partenaires du Jardin de Cocagne. La SAEM (Société anonyme d'économie mixte), propriétaire, nous prête gracieusement le terrain de 2 ha. Le projet a pu démarrer grâce au soutien d'entreprises de la Haute Borne - Cofidis, Norpac et Tate&Lyle - et des environs.Nous avons d'ailleurs créé un club d'entreprises et espérons que les 60 sociétés du site le rejoignent !
Il existe également des partenaires publics ?
>> Oui, l'État prend en charge les CUI, a donné l'agrément « atelier d'insertion » et versé, via Le fonds départemental d'insertion, 15 000 E. La communauté urbaine s'est engagée à hauteur de 20 000 E pendant trois ans.
C'est important d'inaugurer le Jardin, même trois mois après sa mise en route ?
>> Tout s'inaugure ! Ça permet de rassembler les parties prenantes, d'officialiser le démarrage.w


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