Le tour d'horizon du député Derosier
Publié le vendredi 13 novembre 2009 à 06h00
C'est dans les ors du Conseil général que le député socialiste de la 2e circonscription du Nord a reçu la presse, hier. Bernard Derosier, a fait le point sur son travail à l'Assemblée nationale et le tour des dossiers locaux, s'arrêtant sur les prochaines échéances électorales.
JULIEN GILMAN > julien.gilman@nordeclair.fr
Découpage électoral. « Inique ». C'est par ce terme sans ambages que le député Bernard Derosier qualifie le prochain découpage électoral qu'il compte bien, avec ses amis socialistes du palais Bourbon, contester devant le Conseil constitutionnel. Pourtant, Bernard Derosier semble avoir déjà acté la disparition de la 3e circonscription et l'intégration dans la sienne de la ville de Mons-en-Baroeul.
« Je n'ai pas trop mal réussi à créer un certain esprit de circonscription entre Villeneuve d'Ascq, Hellemmes et Ronchin , estime-t-il. Je m'appliquerai, avec Alain Cacheux (actuel député de la troisième circonscription, ndlr), à y faire entrer Mons. » Est-ce à dire qu'il se porte déjà candidat à sa succession ? « Il est bien entendu trop tôt pour dire quelle sera ma position en juin 2012 », assure celui qui est assis sur son siège de député depuis 1978.
Réforme territoriale. « C'est le gros morceau à venir » du travail parlementaire. Le président du conseil général ne distingue pas dans la création de conseillers territoriaux - censés remplacer à terme les conseillers régionaux et généraux - élus au scrutin uninominal à un tour un gage de décentralisation bienveillante. Au contraire. « J'y vois une attaque frontale contre la démocratie locale », pense-t-il. C'est surtout, d'après lui, le moyen de renverser les majorités locales de gauche. Le mode de scrutin envisagé suppose un minimum d'éparpillement des voix « et il faudra du temps pour qu'une union de gauche parvienne à s'organiser pour un unique tour », remarque le député.
Régionales. Dans l'élaboration de la liste (qui doit être soumise au vote des militants PS le 3 décembre), Bernard Derosier offre son soutien à la conseillère régionale villeneuvoise sortante Olfa Laforce. « J'ai trouvé avec elle un partenariat territorial de très bonne qualité » , lâche-t-il, rappelant qu'elle fut sa directrice de campagne en 2007. « Elle est, aujourd'hui, incontestablement la porte-parole des socialistes de l'équipe municipale, poursuit-il, elle a trouvé la bonne relation qu'il faut avec le maire (Gérard Caudron, ndlr) . » Mais justement, que faire si celui-ci négocie une place pour l'un des siens ? « S'il doit y avoir un candidat Rassemblement citoyen, je préfère qu'il soit sur la liste socialiste que sur une autre liste de gauche », assure Bernard Derosier. Mais dans ce cas, la répartition géographique des places éligibles pourrait forcer Olfa Laforce à céder la sienne. « Je ne fuis pas la question », assure le député qui n'offre pourtant pas de solution.
Cantonales. Dans la seconde circonscription, quatre sièges de conseiller général, tous détenus par des socialistes, sont en jeu en 2011 (Marc Gaudefroy, Betty Gleizer, Didier Manier et Bernard Derosier lui-même). S'il affirme ne pas encore savoir s'il sera candidat, il encourage déjà les conseillers sortants à se représenter : « S'ils sont candidats, ils auront mon soutien puisqu'ils sont socialistes ». Tout simplement.
Même si Gérard Caudron engage un membre de son mouvement dans la bataille du canton nord de Villeneuve d'Ascq ? « Didier Manier fait un travail important que j'apprécie, note le président du conseil général. Je ne peux pas dire qu'il fait un mauvais candidat, au contraire. » Collège Léon-Blum. Bernard Derosier enfile sa casquette de président du Département pour évoquer le projet de reconstruction du collège Léon-Blum. « Ça avance bien », assure-t-il. Le recteur de Lille 3 a donné son accord pour l'occupation du terrain (l'actuel parking de l'université le long de l'avenue du Pont de Bois) et trois architectes ont été retenus pour concourir au projet. Ceux-ci doivent rendre leur copie dans quatre à six mois. Après, selon le calendrier prévisionnel, le jury devrait choisir le lauréat en septembre prochain, les travaux s'échelonner, après une phase d'études, de mai 2011 jusqu'au second semestre 2012, et le collège ouvrir en fin d'année 2012. Le nouvel établissement doit accueillir 730 élèves dont 80 en SEGPA.w




