Vous êtes ici : Accueil > Locales > Villeneuve d'Ascq

VILLENEUVE D ASCQ / COUSINERIE

Paf le chien : le jeu qui buzze est Villeneuvois

Charles Christory  voit dans le succès de Paf le chien une belle visibilité pour son entreprise Adictiz. Ci-dessus, le jeu : il s'agit de lancer le chien le plus loin possible. Charles Christory voit dans le succès de Paf le chien une belle visibilité pour son entreprise Adictiz. Ci-dessus, le jeu : il s'agit de lancer le chien le plus loin possible.

En avril, Charles Christory avait tout juste créé sa société Adictiz, un « réseau social de marques ». Aujourd'hui, le jeu Paf le chien qu'il a lancé sur le net a déjà rendu accros des millions de personnes.



Le jeune homme de 23 ans nous livre la recette de son succès.
MARIE GOUDESEUNE > villeneuvedascq@nordeclair.fr
Alors, cette rentrée commence bien pour Adictiz ?


>> On a assisté à une véritable explosion. On s'est beaucoup inspiré du social gaming.
Qu'est-ce que c'est, exactement, le social gaming ?
>> C'est un concept qui est né au États-Unis et qui se développe de plus en plus. On crée du jeu, mais pas un jeu où on reste dans son coin, avec console et compagnie. Un jeu qui permet de se lancer des challenges entre amis.
Mais quand on joue à Paf le chien, on est bien tout seul face à son ordinateur, non ?
>> Oui, mais on communique avec ses amis via les réseaux sociaux, on peut se lancer des défis. Pour le moment, il est un peu difficile techniquement d'envisager un Paf le chien multijoueurs.

Quel est l'intérêt de ce jeu ?
>> C'est du consommé, il plaît, il a un côté cartoon. C'est simple et c'est un défouloir qui permet aux gens de s'évader. Et puis tout le monde connaît l'histoire de Paf le chien !
Combien de personnes y ont déjà joué ?
>> Déjà 5 millions en quatre semaines. Il y a eu 150 milions de parties jouées (une partie pouvant durer quelques secondes : il suffit de faire un score, quel qu'il soit). La courbe du nombre de joueurs a atteint son palier il y a dix jours. Il faut désormais proposer autre chose aux gens. On envisage déjà de créer un Paf le chien numéro 2, dès la semaine prochaine.
Vous pouvez nous en dire plus sur ce Paf le chien 2 ?
>> On garde un peu la surprise ! Mais il y aura plus de personnalisation. Ce sera quelque chose de complet et d'évolutif.
Comment naît un tel jeu au sein d'une société ?
>> On a d'abord une séance de brainstorming. Je suis pour l'efficacité, alors ça peut durer juste une demi-heure, au cours de laquelle chacun est libre de dire ce qu'il veut, même des idées assez folles. On voit tout de suite celles qui nous animent. Ensuite, le graphiste, le développeur et l'administrateur système gèrent les différentes étapes de création du jeu. On le teste en interne avant de le lancer. Tout ça prend une dizaine de jours.
N'avez-vous pas un peu « copié » le jeu du Pingouin qui consistait, il y a quelques années, à lancer un pingouin le plus loin possible ?
>> Il est vrai que ça ressemble. C'était un jeu scandinave, je crois. Mais aujourd'hui, on est précurseurs en France, sans compter qu'on se sert du social gaming et qu'on innove aussi : par exemple, il y a tout un mouvement à parfaire avec la souris.
Adictiz va-t-elle s'agrandir ?
>> Nous avons trois personnes en CDI et une autre en alternance. Plus des stagiaires. Mais nous sommes toujours à l'affût de nouveaux profils, peut-être en freelance.
Paf le chien est visible sur des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. En quoi est-ce rentable pour vous ?
>> Aujourd'hui, ce jeu nous permet surtout d'avoir une belle référence. On peut prouver aux entreprises qu'en passant par nous, on obtient de vrais chiffres.
Avez-vous déjà signé des contrats avec les marques ?
>> Oui, quelques-uns. Notre technique - le « push » -est d'aller chercher les gens là où ils se trouvent plutôt que de les faire venir sur un site. Nos jeux peuvent inciter les personnes à visiter des sites de marques. Par exemple, on peut, au bout d'un certain score, on offre un bon d'achat à dépenser sur tel ou tel site. Ça permet à une marque d'augmenter son trafic, sa visibilité et son chiffre d'affaire.
Dans cette génération du buzz, comment allez-vous faire pour tenir sur la durée ?
>> Forcément, un jeu comme Paf le chien est éphémère. Notre mission, c'est de créer une « continuité d'éphémérité ». On ne peut pas se projeter dans un an, car notre entreprise est encore jeune. Mais on mesure la chance qu'on a et on compte bien poursuivre notre recherche quotidienne de créativité.w


Réagir à l’article

Tous les champs sont obligatoires.

Quelques règles de bonnes conduites avant de réagir

Pas encore inscrit ?

Infos locales

Cinéma

L'insidieuse « Enfance du mal » L'insidieuse « Enfance du mal »

Le but d'Olivier Coussemacq ? Questionner un tabou. Et se demander comment un homme mûr peut avoir du désir pour une ado. Un début de réflexion, un thriller : le film est un peu tout cela. Avec la Villeneuvoise Anaïs Demoustier.

les lecteurs
  • Note actuelle 2.50/4
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4

Les autres sorties

Une belle plongée « Dans ses yeux »

Toujours à l'affiche

Restos

Tourcoing : la Picolla, une cantine où il fait bon manger Tourcoing : la Picolla, une cantine où il fait bon manger

La Picolla, c'est un peu la cantine de la rédaction de Nord éclair Tourcoing. Difficile de résister à ses copieuses salades que le chef n'hésite jamais à adapter à vos envies ou vos goûts un peu particulier. Mais on vient surtout ici pour la pizza cuite au feu de bois, ses assiettes de pâtes originales et bien fournies et les viandes de qualité. Chaque jour, plusieurs plats du jour sont proposés et depuis peu un menu diététique. Le tout dans une ambiance familiale et conviviale : l'équipe de la Picolla n'est pas avare de ses sourires. La baisse de la TVA a permis au restaurant de baisser le tarif de toutes ses pizzas de 12% et de 10% sur ses plats du jour, soit une moyenne de 7 euros la pizza et 10 euros pour les plats ! La Picolla 9 Bis rue des Anges 59200 TOURCOING, 03.20.36.89.94 

Les autres restos...