Villeneuve d'Ascq : un cas de grippe A décelé chez un élève
Publié le mercredi 09 septembre 2009 à 06h00
Peu de détails ont filtré, hier, sur le cas de cet enfant d'une dizaine d'années scolarisé à Villeneuve d'Ascq, touché par le virus de la grippe H1N1. La Ville joue la carte de la transparence, mais jusqu'à un point seuleument.
C'est le site Internet de la Ville qui l'a annoncé, hier, « le premier cas avéré est annoncé » . Rapidement, le maire a confirmé l'information dans l'un de ses « carnets » numériques : « A Villeneuve d'Ascq, aujourd'hui 8 septembre, on a le premier cas de grippe H1N1 dans une école... » Décidément, la municipalité a pris le parti de jouer carte sur table. Il sera pourtant difficile d'en apprendre beaucoup plus. « Nous jouons le jeu de la transparence, tient à noter l'adjointe à l'enseignement Françoise Martin, mais nous estimons qu'il faut préserver l'école et, surtout, l'enfant. » Rectorat et inspection académique n'ayant pas répondu à nos appels, et la préfecture n'ayant pas été alertée - le rectorat ne prévenant la préfecture qu'à partir d'un certain nombre de cas groupés -, il nous est impossible de préciser dans quelle école le cas est survenu. Tout juste sait-on qu'il s'agit d'une école élémentaire et que l'enfant est né en l'an 2000.
En ne signalant pas l'établissement scolaire où le virus s'est déclaré, la municipalité ne prend-elle pas le risque de se voir assaillie de coups de téléphones de parents villeneuvois curieux de s'avoir s'il s'agit de l'école de leur enfant ? « L'école a averti les parents des élèves de la classe », précise toutefois l'élue à l'enseignement. La FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) Nord, indique pourtant ne pas être au courant d'un cas de grippe A dans une école villeneuvoise.
Seuil de trois cas
« Il n'existe aucun autre cas suspect », ajoute-t-elle également. Ni la classe, ni l'école ne font ainsi l'objet d'une fermeture.
« Selon la procédure, il faut atteindre le seuil de trois élèves atteints dans une même classe durant la même semaine » , explique Françoise Martin.
En attendant, le personnel ATSEM devrait être amené à effectuer plus de tâches de nettoyage dans l'école concernée. Saïd Guenouni, qui travaille au service sécurité et qui est en charge de la mise en place d'un « plan Orsec » dans la ville en cas de pandémie, explique que « le personnel ATSEM a reçu des formations pour apprendre les gestes simples en cas de grippe. Si trois cas sont avérés dans un école, le préfet décide de la fermer et les ATSEM feront alors une désinfection sérieuse des locaux. » Hier soir, alors qu'était annoncé le premier cas de grippe, Saïd Guenouni n'était pas encore informé. Et pour cause : « Le problème, explique--t-il, c'est qu'on est en prépandémie. Il n'y a pas tellement de dispositions prises. C'est à partir du moment où on ferme l'établissement qu'on désinfecte. »
J.G. ET M.G.





