Les bradeux villeneuvois se retrouvent sur le Net
Publié le mardi 07 avril 2009 à 06h00
Peut-être ne le savent-ils pas encore, mais les Villeneuvois amateurs de braderies ont leur site Internet, mis en ligne depuis plus d'un mois. Villeneuvebrade.fr leur propose de prolonger, de chez eux, leur passe-temps favori.
JULIEN GILMAN > julien.gilman@nordeclair.fr
Avec les beaux jours, c'est réglé comme une horloge suisse, reviennent les braderies. Ces événements, faits de chasse aux trésors, de rencontres et de convivialité, trouvent un écho particulier à Villeneuve d'Ascq : pas moins de 15 braderies y sont organisées d'avril à octobre. Un phénomène que découvre Emmanuel Consolini, quand il débarque avec femme et enfants, en 2007. Originaire de région parisienne, passé par Marseille et Genève, il fait une première braderie dans son nouveau quartier du Triolo, en septembre. Le concept le séduit. « Ce n'est pas une passion, mais on y va avec des idées en tête et on cherche, précise Emmanuel. Et les enfants nous suivent avec leurs 2 E. C'est autant une sortie qu'un moyen de s'équiper pour pas trop cher ! » L'année suivante, les Consolini franchissent un nouveau pas et participent à la braderie de leur quartier en tant que vendeurs.
Le plus simple possible
La petite famille fait néanmoins un constat : la belle saison passée, les braderies s'arrêtent. Informaticien de métier, Emmanuel a alors une idée, celle de prolonger l'aventure sur le Net. Le temps d'acheter les noms de domaines et de dénicher le bon concept, et il se lance. « Je voulais faire simple , explique-t-il. Avec un site de petites annonces classiques, je craignais d'être envahi par les professionnels. Là, il n'y a que deux possibilités : acheter ou vendre. » Les principes : pas d'inscription préalable, vendre à prix correct, habiter à Villeneuve d'Ascq ou aux environs immédiats. Le site n'est qu'un moyen de prendre contact, « après vendeur et acheteur se débrouillent », précise Emmanuel. La proximité est ainsi une contrainte obligatoire : « Ça n'a plus de sens s'il faut prendre sa voiture pour aller vendre sa paire de chaussures ! » Il peut sembler incongru de lancer, sur Internet, un réseau local, mais, pour l'informaticien, « les sites de voisinage ont un réel potentiel. Le but est de créer du lien et le Net peut être un vecteur de convivialité locale. » De toute façon, la démarche est entièrement altruiste, le webmaster ne prélevant aucune commission. « Je ne fais pas ça pour toucher de l'argent, l'hébergement m'en coûte même ! » lance Emmanuel. On lui souhaite néanmoins de surfer sur la vague braderie.


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...