« Vi(tr)e brisée », un film made in OMJC
Publié le mardi 24 février 2009 à 06h00
Réaliser un court métrage en six mois, tel est le défi que des jeunes Villeneuvois inscrits aux Ateliers de l'image de l'OMJC ont relevé. Ils présentaient leur travail au Méliès, vendredi soir.
FÉLIX PENNEL > Correspondant local
« J'adore le cinéma. Quelle occasion unique de passer derrière la caméra : en plus, une projection, ici, au Méliès, c'est fabuleux ! » lance Clara, aussi fière qu'enthousiaste.
Ils sont sept, ont entre 16 et 21 ans, viennent des lycées Queneau, Dinah Derycke ou d'ailleurs. Ils ne se connaissaient pas il y a six mois. Vendredi soir, ils ont présenté un film réalisé ensemble.
Tout commence en septembre, lorsque l'Observatoire des mutations de la jeunesse et de la citoyenneté (OMJC) lance un appel à projet dans le cadre de l'atelier réalisation audiovisuelle « Action Fiction ». « Les jeunes ont regardé beaucoup de courts métrages. L'objectif final était d'en tourner un eux-mêmes », explique Laure Liber, coordinatrice à l'OMJC. « Notre court métrage, Vi(tr)e brisée , dure huit minutes : mais ces huit minutes ont demandé énormément de travail », assure Marie, avant de poursuivre : « On se rencontrait quand on avait le temps, on avançait petit bout par petit bout : heureusement, on a réussi à boucler le montage à temps ! »
Dénoncer
Vi(tr)e brisée met en scène un couple de personnes âgées qui attend son bus. Une attente animée par différentes rencontres, qui seront l'occasion de faire tomber quelques idées reçues. À l'instar de cette vieille femme, persuadée que les jeunes sont fainéants, dangereux et inconscients... jusqu'à ce que ses certitudes se retournent contre elle.
« Les préjugés sont un thème très actuel, très important. On a tout de suite choisi de travailler sur ça », poursuit Marie.
Pendant ces six mois de travail, les jeunes ont également sélectionné sept films coups de coeur, autour du thème « Différences et points communs ».
Les spectateurs ont notamment pu apprécier Soyons attentifs, de Thierry Sebban, La révolution des crabes d'Arthur De Pins ou encore Fragments de vie du jeune réalisateur villeneuvois Yohann Kouam , présentés à la suite de Vi(tr)e brisée. Au terme de la soirée, chacun a pu constater que ce projet n'a été « que du plaisir, des expériences uniques ». L'OMJC a déjà prévu d'organiser une nouvelle soirée le 21 mars prochain avec cette fois deux longs métrages réalisés par des adultes.


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...