Quand le théâtre s'invite à l'école...
Publié le mercredi 04 février 2009 à 06h00
Durant huit mois, la compagnie En attendant pose ses valises à l'école Toulouse-Lautrec, en plein coeur du Triolo, pour un projet en partenariat avec toute l'école, les assos du quartier et la Rose des Vents. Hier, c'était répétition publique et atelier.
ISABELLE DUPONT > isabelle.dupont@nordeclair.fr
Le metteur en scène Philippe Naas et sa troupe sont un peu à la maison à l'école Toulouse-Lautrec. Et pour cause : sa compagnie, En attendant, a déjà fait connaissance avec les CM1 et CM2 l'an dernier lors d'ateliers. Les CM1 d'alors sont depuis devenus les ambassadeurs du projet de cette année au sein de l'école.
Depuis décembre, à raison d'une semaine par mois, une résidence d'artistes s'est donc mise en place, et ce pour huit mois. Metteur en scène, comédiens, mais aussi vidéaste, plasticienne ont investi les lieux pour faire vivre le mystère de la création artistique aux enfants.
En décembre, la compagnie a présenté sa pièce Ani-maux au sein même de l'école, puis les ateliers se sont mis en route : travail autour des ombres avec les maternelles, mais aussi ateliers en lien avec les autres spectacles de la compagnie que les enfants ont eu l'occasion de voir à la Rose des Vents ou encore au Kultuur centrum de Courtrai, partenaire de la scène nationale. Les enfants, au cours des mois à venir, travailleront également sur le corps et la voix, les arts plastiques, la photo et la vidéo.
Apothéose de ces temps de partage : la fête d'école, en juin, qui sera préparée avec le metteur en scène. Ce soir-là, les enfants se rendront à pied à la Rose des Vents, le long du cheminement piétonnier qui sera balisé par les travaux des élèves, eux-mêmes aidés par la plasticienne de la compagnie. Quant au metteur en scène, il leur proposera de tisser un spectacle autour d'un mélange de textes dont certains ont été proposés par les enseignants. « Je vais prendre en charge la fête de l'école pour en faire une action un peu décalée, promet Jean-Philippe Naas, Mon but n'est pas de faire d'eux des marionnettes à la fin de l'année. Ce qui m'intéresse, c'est eux en tant qu'individus, ce qu'ils ont à proposer. Et pour ça, je les mets dans un cadre inhabituel ».
Et ça a commencé dès hier après-midi. Lors d'une lecture, l'artiste leur a demandé de découvrir le texte dans la position qu'ils souhaitaient. Ça donne des élèves couchés sur les tables, assis par terre... « Je veux leur laisser des espaces où ils sont dans le plaisir, dans la vibration. Il n'y a rien de pire après un spectacle ou une lecture que de leur demander "alors qu'est-ce que vous avez compris ?", laissons-les dans les images, le ressenti ».
Une tendance en voie de disparition dans notre société.


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...