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VILLENEUVE D ASCQ / EXCLUSIF / RECUEIL

L'Hôpital privé est dans le flou

Les travaux du futur Hôpital privé de Villeneuve d'Ascq n'ont pas débuté. Les travaux du futur Hôpital privé de Villeneuve d'Ascq n'ont pas débuté.

Les travaux du futur Hôpital privé de Villeneuve d'Ascq devaient débuter en octobre. Mais la crise est passée par là et les financement se sont taris.



Résultat, pas de travaux à l'horizon. La Générale de santé, qui dirige la clinique Cotteel et celle du Parc à Croix, parle de retard.
JULIEN GILMAN > julien.gilman@nordeclair.fr
Avec tout le cérémoniel convenu, le chantier de l'Hôpital privé de Villeneuve d'Ascq (HPVA), regroupant au Recueil les services des cliniques du Parc (Croix) et Cotteel - sous a houlette du groupe privé La Générale de santé -, avait été annoncé comme imminent, fin juin. Les pelleteuses devaient donner leurs premiers coups en octobre dernier. « Tout est prêt, le terrain, le permis de construire... » constate Emmanuel Dechirot, directeur général du Parc et président directeur général de Cotteel. Pourtant le chantier n'a pas même débuté. « C'est vrai, la crise actuelle amène le groupe à décaler dans le temps ses grands projets », reconnaît le dirigeant.


La première étape du mariage entre les deux cliniques a bien eu lieu. Depuis le 29 mai 2008, il n'y a plus qu'une seule maternité, à Cotteel : une unité d'obstétrique de 50 lits et la capacité d'assurer 3 000 accouchements par an. De quoi s'enorgueillir du titre de « première maternité privée de la région ».
C'est le second acte de la pièce, qui prévoit le rapatriement en 2011 des autres services de la clinique du Parc, dans un bâtiment flambant neuf, qui semble compromis. Du moins, dans un avenir immédiat.
« Plus de liquidité »
La faute à la crise financière qui a pointé le bout de son nez dans les affaires de la Générale de santé. Le projet villeneuvois repose « sur des partenaires, des investisseurs qui ne disposent plus de liquidités », note Emmanuel Dechirot. Dans ce contexte, il semble que le groupe comptait sur l'appui de financement de l'État, par le biais de l'Agence régionale de l'hospitalisation. « Mais notre projet n'a pas été retenu dans le cadre du plan "Hôpital 2012", déclare le directeur. Ça n'améliore pas notre situation... » Une anomalie pour le cadre de la Générale qui voit dans le futur HPVA « un projet structurant ». « On ne construit pas une clinique neuve tous les ans », lance-t-il.
Pour le moment, la maternité se situe bien au Recueil et les services de médecine et de chirurgie de la clinique du Parc demeurent à Croix. Pour une durée indéterminée. Emmanuel Dechirot se veut rassurant : « Le projet est toujours d'actualité, mais il est décalé dans le temps. » Le problème, c'est que la notion de temps est relative. « Nous n'avons pas beaucoup de visibilité de la situation économique », constate le dirigeant qui n'entrevoit pas de solution dans l'immédiat. « Nous ne verrons pas grand-chose avant le mois d'avril. »

L'occasion de faire les choses dans l'ordre ?

L'HPVA avait été mal reçu par la population qui craignait les désagréments dus à la circulation des ambulances. Le maire, s'il regrette le retard pris, voit également un avantage : l'achèvement des voiries avant l'ouverture de l'hôpital.L'annonce de l'HPVA avait fait l'unanimité parmi les riverains du Recueil... contre lui. Crainte d'un chantier long et, par la suite, d'un continuel va-et-vient d'ambulances, particulièrement sur la rue d'Hem, les avaient faits monter au créneau. La Ville et LMCU (Lille métropole communauté urbaine) ont imaginé un « barreau », une nouvelle rue reliant les rues d'Hem et du Rondeloire et permettant de désenclaver les accès à la clinique.Le maire déplore le retard pris pour le début des travaux de la nouvelle clinique. « L'hôpital privé allait rendre des services importants et nécessaires à la ville, même si le projet n'est pas mort », lance-t-il, poursuivant avec une pointe d'ironie : « Imaginons, demain, les financeurs du Grand stade dans la même situation... » Mais d'un autre côté, le décalage des travaux menés pas la Générale de santé arrange aussi Gérard Caudron. « À toute chose, malheur est bon , assure-t-il. Les travaux d'infrastructures (voiries et accès provisoires au chantier de l'hôpital privé), eux, ne s'arrêtent pas (ils doivent débuter courant 2009 et s'achever fin 2011, ndlr). C'est une bonne nouvelle pour la vie du quartier. » Les chantiers seraient alors réalisés dans le bon ordre : déviations et accès avant l'ouverture de l'hôpital. C'est déjà ça. J.G.


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